passe-temps de pom'











{9 avril 2012}   Oh, boy!-Marie-Aude Murail

Ils sont frère et soeurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu’on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu’elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissants. La petite fille que tout le monde rêve d’avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires d’amour torrides à ses Barbie. Ils n’ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. A cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L’une n’est pas très sympathique, l’autre est irresponsable, et… Ah, oui ! Ces deux personnes se détestent.

Quel bon moment  j’ai passé avec ce livre, il y a de la fraîcheur, de la tristesse, des petits bonheurs et beaucoup de naïveté pour parler d’un sujets grave.

Les premières pages s’ouvrent sur l’appartement  de 3 enfants dont le père a disparu et la mère vient d’avoir un accident fatal, ils sont  livrés à eux même, ils espèrent ne pas être séparés. L’assistance sociale et la juge qui vont s’occuper du dossier, sont d’une humanité, touchantes.

Je ne veux rien dévoiler de l’histoire, j’ai ris, j’ai pleuré, toutes les émotions vous guettent entre les lignes.

Je suis souvent déçue par les livres jeunesses, mais là, je l’ai trouvé très bien écrit et bien construit, l’écriture n’est pas infantile, ce roman s’adresse aussi aux adultes ; cela est peut être du à la maturité de ces trois enfants si attachants.

C’est un livre qui traînait sous ma PAL, merci à Luthien   d’avoir organiser cet Lecture Commune : ici 

Comment avez-vous eu connaissance de ce livre ? Connaissiez-vous déjà l’auteure ? Découvrirez-vous d’autres livres d’elle ? Ce livre est dans ma PAL depuis longtemps, je l’ai découvert en surfant sur les blogs littéraires, je suis très curieuse à présent pour découvrir d’autres romans de l’auteure

Ce livre a semble-t-il été dévoré par beaucoup. Qu’est-ce qui vous a captivé pour que vous ne le lâchiez pas un seul instant ? Le fait que 3 enfants soient livrés à eux même dans les premières pages, m’a tout de suite emballée, ces 3 enfants surdoués sont attachants.

Ce livre traite de nombreux sujets. Est-ce qu’un vous a particulièrement marqué ? Au contraire, est-ce que vous n’avez pas aimé la façon dont un est traité ? Le rôle de l’assistance sociale et de la juge m’a plus bien que je sois pas sûr que cela reflète la réalité.

Beaucoup de personnages très différents sont présents dans ce livre et ils évoluent tout au long de l’histoire. Quel a été le personnage que vous avez préféré au final de cette lecture ? Est-ce qu’un personnage vous a agacé au début et vous avez finalement changé d’avis ?  Siméon et son demi frère son des personnages qui font la richesse du livre, la sagesse d’un coté et l’insouciance de l’autre. Le Professeur qui s’occupe de Siméon à l’Hospital m’a paru antipathique au départ, puis j’ai fini par l’apprécier.



Quand elle apprend que Claire, sa fille de vingt-quatre ans, vient d´être transportée sans connaissance à l´hôpital Beaujon après avoir été fauchée sur son vélo par un motard qui a pris la fuite, Elvire saute dans le premier train pour Paris et pressent très vite que cet accident va l’ébranler.

À mesure que se reconstitue le patchwork de sa vie, Elvire s’éloigne peu à peu de sa famille pour qui elle n’a finalement jamais été qu’une pièce rapportée.

Ce livre se lit en quelques heures, en trois parties :

 La première relate l’accident de Claire, on ressent très vite le malaise qui règne entre Elvire et Frédéric, les parents.

 La seconde est le combat d’Elvire pour aider sa fille dans sa rééducation, un moment  de solitude, sa famille l’a délaisse.

 La dernière écrit comme une pièce, se passe dans la maison familiale, le jour de l’anniversaire de la Grand-mère, le ton et la distance avec Elvire est confirmé a travers ce  dialogue.

 La conclusion, dans une dernière partie était prévisible, elle explique le mal être qui construit ce récit.

 Je mettrais une note moyenne à ce livre, je préfère les romans plus actifs, cette histoire peut se résumer en un chapitre, tout est dans le ressenti ; je l’oublierais assez vite.



Ange vit dans un village de Gironde, dans une famille en déshérence sociale. Enfermé dans sa différence, il est en marge de ses camarades de collège. Un jour, sur l’insistance d’une nouvelle voisine, sa mère accepte qu’il consulte un psychologue en cachette du père.

Ce petit livre se lit en une heure, on assiste à une séance chez le Psychologue.

 On découvre la vie d’Ange, un père alcoolique qui malmène sa mère et ses enfants. C’est aussi un livre plein d’espoir, car je jeune garçon va, suite à cette séance retrouver un peu de confiance.

 J’ai eu un petit coup de cœur pour ce livre, dommage qu’il fasse qu’une centaine de pages.



{15 décembre 2011}   D’un autre monde-Claude Crozon

1914. Appelés sous les drapeaux, les hommes de la famille Kergalin sont arrachés à leur maison et à leur Bretagne natales. Ils reviendront blessés ou traumatisés et, désormais, pour eux comme pour les femmes qui ont dû s organiser en leur absence, rien ne sera plus comme avant …

Vaste fresque éclairant notre temps, D un autre monde fait vivre plusieurs générations emportées dans le siècle par les grondements de l histoire. Affrontant le fracas des guerres et les assauts de la modernité, héros ou lâches, tour à tour jouets et maîtres de leur destin, les Kergalin nous touchent, comme s ils étaient les membres de notre propre famille.

 Ce livre est un pavé  qui relate un siècle d’histoire vu de la bretagne.

 La première moitié de livre m’a plus, je me suis attachée à Etienne, ses frères et sœurs et tout les Kergalin. Son dévouement pour André, le bâtard de son frère Maxime en fait un personnage touchant. Le devenir de ces personnes m’a passionné jusqu’à la guerre de 39/45, des décisions difficiles sont prises dans une famille divisée par deux camps en guerre.

 Passé cette période, je me suis lassé, c’est a présent le personnage d’André  qui est  mis en avant, son histoire est bien mais je n’arrive pas à y trouver un intérêt, la vie à Kergalin et les années défilent trop vite pour qu’on est le temps de s’installer dans un époque.



{7 décembre 2011}   Mal tiempo-David Fauquemberg

Ancien boxeur, le narrateur fait la connaissance d’un jeune poids lourd cubain nommé Yoangel. Voyant en lui son double inversé, il est captivé par le talent, la présence, le rythme qui caractérisent ce jeune paysan. Deux ans plus tard, et alors qu’il est devenu journaliste, il le retrouve à Port-of-Spain, sur l’île de Trinidad, pour un tournoi dont il est la révélation.

Je suis pas fan de boxe, alors pourquoi j’ai réservé ce livre à la biblio, sans doute qu’un bloggeur (ou bloggeuse) m’a donné envie ; qui que tu sois, je te remercie car j’ai découvert une lecture vers la quel je ne me serais pas pencher sans le web et ses tentations.

 Ca parle de boxe mais pas seulement, il y a le cadre, la souffrance ; le désir d’aller au bout de soi, l’écriture et les descriptions sont agréables à lire, les combats ne sont pas rébarbatifs à lire, précis et courts, ils décrivent bien le ressenti des boxeurs.

 Le seul défaut est la chronologie, on commence des chapitres ou paragraphes sans savoir ou on est, ni de qui on parle. De plus j’y connais rien en boxe.

 J’ai fait quelques recherches pour mieux cerner ce roman

-La bataille de Mal Tiempo est livrée le 15 décembre 1895 à Cuba entre les indépendantistes et l’armée espagnole durant la guerre d’indépendance cubaine (1895-1898). Les Mambises, surnom donné aux patriotes cubains, infligent une sévère défaite à leurs adversaires

- la boxe : ici



Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l’entraîner au cœur d’un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l’espèce humaine. L’agence de renseignements privée ” Providence “, aux Etats-Unis, est chargée de l’affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l’un de médecine, et l’autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l’univers terrifiant de l’écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l’environnement n’a pas partout le visage sympathique qu’on lui connaît chez nous. La recherche d’un Paradis perdu, la nostalgie d’un temps où l’homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier. Du Cap-Vert àla Pologne, du Colorado jusqu’aux métropoles brésiliennes, Le parfum d’Adam est un thriller planétaire haletant. Mais ce roman d’aventures est aussi un voyage littéraire, où l’on retrouve les portraits, les paysages et l’humour qui ont fait le succès de L’Abyssin ou de Rouge Brésil.

C’est le genre de livre que je redoute, car le coté politique engagé est parfois traité de façon complexe, mais là, ce n’est pas du tout le cas.

 On suit au départ un médecin qui enquête sur le sabotage d’un labo en Pologne, et derrière la libération d’animaux va se dévoiler la préparation d’un acte terroriste monstrueux.

 Cela est mené doucement, on sait qu’il y a du terrorisme biologique dans l’air mais, on ne sait ni comment, ni ou, il faut arriver au derniers chapitres pour comprendre. Cela aurait pu être traité en moins de pages mais on ne s’ennuie pourtant pas, l’enquête est détaillée, minutieuse et intéressante.



et caetera
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