passe-temps de pom'











Die a Little renvoie à une célèbre chanson de Gerswhin : « chaque fois que je te quitte, je meurs un peu ». Dans la banlieue de Los Angeles, Lora, jeune enseignante, et son frère Bill vivent en harmonie dans la maison héritée de leurs parents. Un soir, une jolie inconnue a un accident de voiture. Bill, qui est flic, l’emmène à l’hôpital, en tombe amoureux et l’épouse vite fait. Maîtresse de maison irréprochable, la belle Alice cartonne dans la communauté avec ses barbecues du dimanche et tourne la tête de tous les hommes. Lora, contrainte de quitter la maison familiale au bénéfice du jeune couple, pressent chez elle une tension inexplicable et s’interroge : pourquoi son énigmatique belle-sœur est-elle si discrète lorsqu’on lui parle de sa vie passée ? Il y a forcément une face cachée de l’iceberg, encore que « iceberg » soit tout sauf le mot juste…

Dans le registre de la relation entre femelles rivales, Megan Abbott jongle avec toutes les facettes du stupre, de la jalousie et de la vengeance, opposant la petite vie tranquille des banlieues résidentielles aux turpitudes du milieu des truands. Et des deux femmes, la plus fatale n’est pas celle que l’on croit.

C’est un roman que l’on range dans la rubrique « policier » mais c’est plus dù à l’ambiance qu’à l’histoire.

 Bill est policier, il rencontre Alice et l’épouse ; sa sœur, la narratrice apprend à connaître cette belle sœur qu’elle sent différente. Nous sommes dans les années 30, je pense, Alice a travaillé à Hollywood comme couturière, mais ces amies sont assez intrigantes ; Lora décide de fouiller dans la vie passé de sa belle sœur ; mais plus elle creuse et plus c’est inquiétant : Alice vient d’un milieu bien différent de celui de Lora  et Bill…

 C’est Lora qui nous raconte ses recherches, le lecteur est pris de curiosité, on devine mais sans réel certitude; en fait, c’est la façon dont les personnages vont réagir au fil des révélations qui créé cette ambiance de suspense.

 J’ai bien aimé cette lecture, on est pris par cette atmosphère de mystère qui rode  autour du personnage d’Alice.



Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient… Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

J‘ai aimé ce roman car c’est plus qu’un policier, il pourrai aussi être dans la rubrique “contemporain”

Le sujet principal est le narrateur, Joseph qui est, malgré lui, lié à des meurtres en série de petites filles. Nous sommes au départ juste avant la 2° guerre mondiale, d’autres préoccupations vont occupés les Américains ; le peu de moyen donne à l’assassin une liberté d”action. Ces meutres vont continuer pendant 20 ans sans que personnes s’en préoccupe car le coupable idéal s’est pendu ; Les rumeurs d’une petite ville, où tout a commencé, vont fausser les conclusions.

Le fait que cela se passe dans les années 30/40 m’ont plu, la proximité des gens, leurs peurs et leur façon de vivre est interressante. J’ai moins aimé la période où joseph vit à New York, bien que celle ci est son importance pour la suite.

La fin est surprenante, je n’avais aucun doute sur l’assassin, les pistes créés pour nous embrouiller sont réussis, je garderais un bon souvenir de ce policier, très riche et complet.

cette lecture commune a réuni autour de ce livre : lisalor. fanfanlatulipe….



La jeune Nikki est retrouvée assassinée dans la lande anglaise, non loin d’un site préhistorique. Meurtre rituel, vengeance d’amant bafoué ? L’inspecteur Lynley et le sergent Havers mènent l’enquête.

Après avoir lu des policiers assez dures et des histoires de sérail Killer, j’ai eu envie de me remettre à lire ce genre, j’ai ressorti un auteur délaissé par mes soins : Elisabeth George, je fus agréablement surprise de m’y intéresser tant.

 Ca démarre doucement mais l’intrigue est prenante, donnant envie de lire la suite ; aucune piste ne vient, même pour le lecteur c’est la confusion totale. J’avais une vague idée (qui s’est révélé juste) sur le milieu dans lequel allait se dérouler la suite, mais je n’ai jamais pu deviner qui était l’auteur des 2 meurtres et le rapport en elles ; Bref, en résumé, c’est très bien ficelé.

 Le livre de E.George, se suivent plus ou moins, genre qui me gène un peu si on veut les lire dans le désordre ; les premières pages rappelle les problèmes qu’on pu rencontrer les inspecteurs (qui sont toujours les même personnages) cela n’enlève rien à l’histoire policière, on a juste quelques éléments en moins concernant leur carrière ou vie privée. Cela peut en déranger quelque uns.

 Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment, malgré l’épaisseur, je l’ai lu assez rapidement poussé par la curiosité de connaître les aboutissants de cette intrigue.



{18 avril 2012}   Le tueur intime-Claire Favan

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il s’éprend de sa nouvelle camarade de classe. Ce qui aurait dû rester une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle être un tueur en série en devenir. Une fois ” accompli “, il part exercer sa passion morbide à travers les Etats-Unis. Sa signature déroutante attire rapidement l’attention du FBI, mais l’enquête de l’unité spéciale s’enlise. Jusqu’à l’arrivée d’un nouveau profileur…

J’ai adoré ce thriller, il est très complet, sans le schéma classique  du policier où l’on devine la fi ; jusqu’au bout on a des surprises.

 Ce roman policier est très riche, la première partie nous plonge dans l’enfance du tueur, on connaît par cœur le personnage et sa principale victime, on assiste aussi à sa manipulation et son incroyable talent pour faire de sa future femme, sa soumise ; cette partie nous révolte et nous donne tout de suite envie de tourner les pages.

 Par la suite, notre tueur va changer d’horizon, il va parcourir l’Amérique pour satisfaire ses pulsions, il est au sommet de son art, mettant les policiers hors course, il a bien étudié les méthodes scientifiques pour lancer le FBI sur de fausses pistes, jusqu’à l’arrivée de RJ. Peu à peu, il va comprendre le tueur et se rapprocher de lui.

 Dans une dernière partie, on revient dans les mêmes lieux que son enfance, à fur et à mesure que RJ se rapproche du tueur, sa femme Samantha est en danger ; afin de le coincer, Le FBI  va essayer de piéger Will en montant un traquenard, RJ et Sam vont se retrouver très proche, ce passage plus tendre donne un peu de douceur dans le roman.

 Tout cela en fait une lecture passionnante, le début est du thriller psychologique, la suite du policier pure et la fin un suspense baigné d’amour, tout les ingrédients pour aimer ce livre.



A Christchurch, en Nouvelle-Zélande, Joe Middleton, employé comme homme de ménage au département de police, est au courant des dossiers criminels, en particulier celui du Boucher de Christchurch, accusé d’avoir tué sept femmes. Joe, qui est en réalité ce sanguinaire tueur en série, n’a pas tué une de ces victimes. Il enquête en vue de punir le plagiaire.

Je suis vite lassée des policiers, souvent dès la moitié du livre, je devine la fin mais là, on sort des sentiers battus.

 Le narrateur est à la fois le tueur, la victime et l’enquêteur, cette triple fonction donne au livre un suspense palpitant.

 Joe est un employé de ménage au sein de la police, il se fait passer pour un attardé, personne ne le remarque, tout le monde l’aime ; il suit de près l’enquête des policiers et il n’apprécie pas qu’on le copie ; il décide donc de chercher ce meurtrier qui lui vole ses méthodes. Cette recherche l’amènera sur le pas de son double féminin dont il va être la victime…

 Jusqu’à la fin, j’ai cru qu’il allait s’en sortir et j’avoue que cela m’aurait réjoui, malgré les horreurs qu’il effectue ; il est très méthodique, intelligent et calculateur ; ce coté là  est passionnant et donne au lecteur cette envie de réussite.

 C’est un très bon policier, bien construit, bien écrit et bien mené ; moi qui ne suis pas fan du genre, j’ai adoré.



{23 janvier 2012}   Fractures-Franck Thilliez

Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa sœur jumelle, Dorothée, décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ?

Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne.

Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, Luc Graham, d’abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête. Un aller simple vers la folie…

Je ne suis pas fan de policier, à part ceux qui tourne plus au thriller, c’est complexe, angoissant alors là j’aime.

 Franck Thilliez est un auteur que j’ai découvert avec « la foret des ombres », un coup de cœur.

 Celui-ci est dans le même style, une ambiance noir et stressante qui donne envie au lecteur d’en savoir plus.

 Parfois, j’ai deviné la vérité, puis j’ai douté ; la fin m’a quand même peu surprise, mes devinettes étaient très près de la réalité, cela n’a rien gâché de ma lecture.



et caetera
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