Petitepom lit…











41FdQwULsSL._SX95_Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge.

J’ai trouvé beaucoup de fraicheur, de poésie et de douceur dans ce livre ; lucie veut rester libre dans ses choix de vie ; elle nous amène avec elle dans sa vie, entouré d’une mère toujours rieuse et un père grognon.
C’est une lecture facile qui fait du bien.

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« Patients » est le premier livre de Grand Corps Malade. Avec la plume poétique, drôle et incisive qu’on lui connaît, il livre le récit de son année de convalescence dans un centre de rééducation pour handicapés lourds. Il nous fait entrer dans ce monde méconnu qu’il découvre alors : l’immobilité totale, les soins quotidiens, les médecins et les infirmiers dont on est entièrement dépendant. Des histoires personnelles, émouvantes, parfois drôles, toujours instructives des autres patients qu’il côtoie. Avec ses camarades de chambrée, handicapés tout comme lui, il vit, le temps de cette renaissance en rééducation, des péripéties truculentes et cocasses, entre les rires et les larmes, qu’il nous raconte avec humour et beaucoup de générosité. Patients est une leçon de vie, et d’optimisme, pour chacun d’entre nous.

Il y a une quinzaine d’années, en chahutant avec des amis, le jeune Fabien, pas encore vingt ans, fait un plongeon dans une piscine. Il heurte le fond du bassin, dont l’eau n’est pas assez
profonde, et se déplace les vertèbres. Bien qu’on lui annonce qu’il restera probablement paralysé à vie, il retrouve peu à peu l’usage de ses jambes après une année de rééducation.

Je connaissais l’artiste que j’aime beaucoup, j’ai bien vu ce grand échalas marchant avec une canne, mais j’ai été envouté par sa voix et je suis admirative de ses textes qui sont très bien écrits, je ne savais pas ce qu’il lui été arrivé.
Lors de la sortie du film, j’ai su qu’il avait écrit un livre sur son accident, j’ai voulu en savoir plus.
Il nous parle de ses mois passés dans le premier centre de rééducation, où il est arrivé coucher et totalement dépendant, pour en sortir debout avec des béquilles c’est avant tout l’ambiance qu’il nous décrit ; malgré quelles scènes d’autre médical, il nous épargne la souffrance et les fatigues qu’entrainent une telle rééducation.
C’est un livre sur le courage, plein d’espoir, accompagné d’une touche d’humour, je suis curieuse de découvrir le film.



512E8S81JDL._SX95_Les histoires les plus surprenantes se cachent parfois derrière l’apparente tranquillité de petites villes américaines : ainsi, un homme quitté par sa femme hérite soudain des rêves des autres. Parfois aussi, ce sont les histoires les plus cocasses : à la fin d’un repas arrosé, un convive s’insurge contre les discriminations liées à l’acné … Sept nouvelles empreintes de cette humanité qui fait toute la saveur des romans de John Irving.

«Il faut bien le savoir : le pire est toujours sûr.»

J‘ai déjà tenté de lire des romans de cette auteur, et sur 3, j’en ai fini qu’un seul  » une prière pour Owen », je ne suis pas arrivée à finir « le monde selon Garp » et « la veuve de papier », trop de longueurs et descriptions interminables et lassantes.
Je suis plutôt têtue, en matière de lecture, j’ai donc décidé de lire ce recueil de 7 nouvelles : vu que c’est des récits courts, j’ai bien aimé, pas de longueurs, une écriture plus fluide et facile à lire.
Ce sont des tranches de vie de citoyens américains, avec une pointe d’humour parfois ; du coup, je pense retenter un autre roman de l’auteur.



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Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

J’ai moyennement aimé cette lecture, soit ! l’histoire de Bakhita est belle et émouvante, mais la narration m’a incommodé ; faite de phrases courtes, cette lecture hachurée est pénible, cela enlève de l’émotion à l’histoire.
De plus, si j’ai aimé la première partie du récit, la plus émouvante et terrible ; la seconde m’ a un peu ennuyé.



{17 mai 2018}   Le cri -Nicolas Beuglet

51Pcxuwz7xL._SX95_À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

J’ai bien aime ce polar, ca court a 100 a l’heure, il se passe toujours quelque chose de captivant, c’est bourré d’action, pas le temps de s’ennuyer.
Sarah va découvrir en Norvège dans un hôpital psychiatrique, un homme qui est mort de peur, dès le départ, une explosion nous plonge dans l’action, elle ira en France où elle rencontrera Christopher, ils poursuivrons l’enquête ensemble, sur un ile et en Amérique, ce qu’ils vont découvrir est surprenant.



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Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.
Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.

Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

Ce 3° volet est mon préféré de cette saga, plein de rebondissements.
Alors que Lila a des soucis professionnelles avec son employeurs en plein dans les conflits de ces années 60 ; lenu a une vie rangée, mais une rencontre venue de son passé va bouleverser son quotidien.
Ce roman est pour moi, le plus riche en évènements aussi bien pour lila que pour lenu.



et cetera