Petitepom lit…











{22 février 2011}   Cette vie-Karel Schoeman

Dans la pénombre de sa chambre, une femme se meurt. Au cours de sa vie, elle a beaucoup vu, beaucoup entendu : elle a surtout énormément appris du cœur des hommes. Elle était la jeune fille qu’on ne regarde pas. Celle, discrète, dont on oublie la présence. Celle qui écoute, qui observe. Celle qui se souvient. Au crépuscule de sa vie, elle égrène les images oppressantes de son passé et, ce faisant, exhume tout un monde, celui des Afrikaners du début du XIX e siècle. Surgissent alors de sa mémoire, sur fond de paysage tissé par le vent, la poussière et le silence, des êtres austères et néanmoins secrètement ardents, pragmatiques puis brusquement lyriques.

Sur son lit de mort, une femme se remémore sa vie, elle est dans sa chambre d’enfant et c’est là que commence son récit.

 Ses parents ont que 3 enfants qui ont survécu, deux garçons et une petite fille, la narratrice ; étant plus jeune et la dernière, on ne s’occupe peu d’elle, elle grandit toute seule avec la domestique Dulsie, elle ne fait pas de bruit, on oublie sa présence mais elle observe sa famille ; malgré quelque incompréhension du à son jeune age, elle a compris bien des silences ou des bouts de phrases lâchés lors d’une colère, ou surprise dans une conversation.

 Toute sa vie, elle vivra en retrait, verra ses parents vieillir et subir des épreuves, assistera aux mariages et aux enterrements, récoltera quelque réflexion qui lui servent aujourd’hui à comprendre ce qu’il sait passé : la mort accidentel de jakob, la disparition de Sofie et Pieter… .Comme il reste une part de doute dans ses souvenirs, cela installe un mystère que le lecteur est libre d’interpréter. Son retrait la classe de folle pour la société qui l’entoure, elle s’en accommode toujours avec sa discrétion élégante

 J’ai adoré ce roman, je me suis laissée captiver par le récit de cette femme, l’écriture est fluide, on lit page après page, imprégner par la vie de cette famille comme si on était nous aussi, assise au coin d’une pièce à observer les silences.

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