Petitepom lit…











{27 février 2012}   Mon frère italien-Giovanni Arpino

Italie, années 70. Deux hommes se rencontrent un été dans la ville de Turin écrasée de chaleur. Le premier est un ancien instituteur du Nord ; le second est un rustre Calabrais retraité. Alors que ce dernier fait preuve de courage et de sagesse dans les moments difficiles de la vie, l’autre, déçu de tout, du monde et de sa fille, est entraîné malgré lui dans un engrenage infernal et mortel.

Ce livre est une bonne récréation, je l’ai lu en quelques heures, amusée par ces deux hommes de 60 et plus qui déambule dans Turin, chacun chargé de drôles de mission.

 On découvre un Turin écrasé de soleil où on bastonne les vieillards pour 3 francs, six sous, une ville de décrépitudes morales ; nos deux personnages figés dans l’attente d’une retraite paisible vont s’unir pour sauver leur honneur, bafoué par leur filles respectifs.

 La narration, fait  principalement de dialogues entre ses deux hommes est une bonne découverte.

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{24 février 2012}   Les coeurs félés-Gayle Forman

Brit, 16 ans, en pleine rébellion adolescente, est envoyée par son père à Red Rock, une institution pour jeunes difficiles aux méthodes aussi musclées que cruelles. Dans ce cauchemar sans issue, seule l’amitié secrète qu’elle noue avec trois autres jeunes filles lui redonne espoir. Unies, elles mènent un combat dangereux et douloureux pour dénoncer ce qu’elles subissent.

Cet auteur est très présent sur le Net, j’ai eu envie de la découvrir, j’ai choisi ce livre car il fait partie de mon challenge Contemporain( celui ci est le 14°/20), auquel je participe sur le Forum Livr@ddict.

 Ce livre est fait pour les ados, mais aussi pour les adultes, car on est un jour ou l’autre  parent d’ados avec les angoisses qui nous tiraillent. Et c’est avec le regard d’une mère d’un garçon, aimant les tatouages et les piercings que j’ai abordés ce livre ; non que je sois contre, mais les regards de certains me font sourire quand je me promène avec mon fiston.  🙂

 Ce récit parle des parents qui sont désarmé devant leurs enfants qui ne sont pas dans la norme qu’ils voudraient, on a souvent une image d’idéale de notre enfant et il est parfois difficile d’accepter leurs choix.

 L’héroïne, Brit est une ado de 16 ans qui fait parti d’un groupe, elle a les cheveux rouges, style gothique et des tatouages ; son père décide de l’inscrire dans un école un peu spéciale, qui remet des ados dans le bon chemin. Leurs méthodes sont cruelles est peu conformes…

 J’ai bien aimé suivre le parcours de Brit et son courage avec ses amis le club des fêlées, comme elles se sont baptisées ; le livre est court, vite lu ; je découvrirais avec plaisir les autres romans de cette auteur, son écriture est agréable et facile à lire.



 » C’est moi Sookie, je suis de retour, mais cette fois, je pars en mission dans la capitale du vice ! La reine des vampires m’a ordonné d’enquêter sur la mort de ma cousine-vampire Hadley. Et quand la reine ordonne… Bonne fille, j’obéis mais l’héritage d’Hadley attise la convoitise. Heureusement, Quinn, mon sublime tigre-garou, m’accompagne dans cette enquête sanglante.  » Sookie Stackhouse a quitté le fin fond dela LouisianepourLa Nouvelle-Orléanset utilise ses talents de télépathe pour enquêter sur la mort suspecte de sa cousine, dont la nature des relations avec la reine est encore trouble… De révélation en révélation, Sookie va rapidement regretter la vie paisible et les vampires finalement si peu terrifiants de Bon Temps.La fin du tome précédent m’a fait espérer une histoire torride avec Eric mais la vie de Sookie a pris un tout autre tournant et c’est tant mieux car on est toujours surprise avec les romans de Charlaine Harris, et donc pas de lassitude.

 Le début du livre est plutôt calme et tranquille pour Sookie, sa vie amoureuse l’est aussi ; puis tout ce précipite d’un coup ; elle a un nouveau petit copain, les cadavres et les ennuis ne sont pas loin à arriver derrière…

 Dans ce tome, on a enfin la révélation la plus importante sur Sookie, celle-ci explique d’ailleurs beaucoup de choses survenus dans les tomes précédents ; pour moi qui est vu la série TV, je ne fus pas surprise, cette découverte est révélé à Sookie lors de la 3° saison. J’ai été quand même heureuse de revivre l’expérience  à travers cette lecture.

 C’est avec plaisir que je vais poursuivre cette série, curieuse de connaître la suite des aventures de Sookie.



Plus que les autres romans de Kundera, celui-ci est un roman d’amour. Tereza est jalouse. Sa jalousie, domptée le jour, se réveille la nuit, déguisée en rêves qui sont en fait des poèmes sur la mort. Sur son long chemin, la jeune femme est accompagnée de son mari, Tomas, mi-don Juan, mi-Tristan, déchiré entre son amour pour elle et ses tentations libertines insurmontables.
Le destin de Sabina, une des maîtresses de Tomas, étend le tissu du roman au monde entier. Intelligente, asentimentale, elle quitte Franz, son grand amour genevois, et court après sa liberté, d’Europe en Amérique, pour ne trouver à la fin que «l’insoutenable légèreté de l’être».
En effet, quelle qualité – de la gravité ou de la légèreté – correspond le mieux à la condition humaine ? Et où s’arrête le sérieux pour céder la place au frivole, et réciproquement ? Avec son art du paradoxe, Kundera pose ces questions à travers un texte composé à partir de quelques données simples mais qui s’enrichissent constamment de nouvelles nuances, dans un jeu de variations où s’unissent récit, rêve et réflexion, prose et poésie, histoire récente et ancienne. Jamais, peut-être, chez Kundera, la gravité et la désinvolture n’ont été unies comme dans ce texte. La mort elle- même a ici un visage double : celui d’une douce tristesse onirique et celui d’une cruelle farce noire.
Car ce roman est aussi une méditation sur la mort : celle des individus mais, en outre, celle, possible, de notre vieille Europe.

Voila un livre simple et complet : l’histoire et l’écriture sont agréables avec une analyse des différentes situations, tout au long du récit, très détaillée ; j’ai bien aimé cette lecture.

 Deux couples sont en scène : Tomas et Téréza comme personnages principaux et Franz et  Sabina sont en second plan ; Ami, conjoint, amant, tout s’enchaîne.

Nous faisons d’abord connaissance avec Tomas, puis vient Téréza qui s’impose, suite à six hasards..

 Tout en analysant leur sentiment, l’auteur nous raconte leurs histoires, leurs rencontres, leurs passés et parfois leurs futurs. Le récit fait des sauts dans le temps au gré des personnages qui nous sont relaté.

Tout cela peut paraître complexe mais il n’en est rien, la fluidité de l’écriture et sa richesse rend tout cela simple à lire.

 La vie à Prague dans ses années 60/70, occupée par les Russes est succinctement relaté, j’ai bien aimé la partie où on parle des problèmes que rencontre Tomas suite à une lettre qui a osé publié et qui est interprété comme une critique du régime communiste.

 Ce roman est plus que le récit d’une histoire, c’est une réflexion sur l’humain et sa complexité et c’est cette différence que j’ai aimée.

J’ai découvert ce livre grâce à un challenge, sans cela, j’avoue que je ne l’aurai jamais ouvert.



{15 février 2012}   Cet instant-là-Douglas Kennedy

Reconstitution historique, roman philosophique, roman d’espionnage mais surtout histoire d’amour tragique, dans la lignée de La Poursuitedu bonheur, une œuvre ambitieuse située principalement dans le Berlin d’avant la chute du Mur, entre l’effervescence de l’Ouest et l’enfermement de l’Est soumis à la terreur.

Thomas Nesbitt, fraîchement divorcé, est un écrivain reconnu spécialisé dans les récits de voyages. Un jour, il reçoit un colis contenant un journal, qui le renvoie 25 ans en arrière et au souvenir d’une jeune femme avec qui il vécut une aventure passionnée.

J’ai presque tout lu de cet auteur, j’aime beaucoup les histoires sentimentales, elles sont très décortiquées ;  sans se lasser, on est complètement absorbée par ses histoires.

 Ce livre a la même construction que ceux que j’aime : une première partie où on fait connaissance avec le personnage principal, l’auteur nous imprègne de l’histoire. La seconde partie est le coeur même de l’histoire, et une ou deux dernières parties clôturent le récit.

 Ce roman se passe en Allemagne, autour du mur. Thomas est un américain qui veut écrire un livre différent sur Berlin Est ; il travaille en parallèle dans une radio ; il y rencontrera Petra, le grand amour de sa vie, mais ce mur et ceux qui en profitent, vont détruire cette idylle, quoique, le fin nous apporte une autre version…

 Ce livre est très prenant, on sent qu’un drame va se produire, et une fois que celui-ci a lieu, on pense connaître tous les éléments, mais les deux dernières parties nous dévoilent encore de nouvelles choses.

 Depuis mon coup de cœur pour son roman : « une relation dangereuse », je ne pensais pas en aimer un autre autant.



Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant,La Couleurdes sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

J’ai eu un gros coup de cœur pour ce livre, le regard de l’Amérique dans les années 60 vu par les bonnes de couleur, est une réussite.

Il y a, au départ que Aibileen, Minny  qui osent rencontrer Miss Skeeter, mais la peur des sanctions donnés par les blancs les terrorisent ; elles ont été élevées par des parents soumis, on ne doit en aucun cas, lever les yeux, ni paraître insolente.

Les femmes qui les emploient sont élevées par ces bonnes mais une fois adulte, elles deviennent la patronne, elles oublient leur enfance pour devenir des ménagères parfaites, bien introduits dans un cercle d’amis, sans faire la moindre erreur.

Mais une femme de ce cercle va se démarquer et oser faire parler ces bonnes, peu à peu une complicité se créer, car Miss Skeeter n’a pas oublié celle qui l’a élevé et aimé.

En écrivant son livre, on découvre la vie des ces femmes au services des blanches, elles doivent accepter les humiliations sans réagir, mais elles écoutent aussi au porte et se retrouvent après leur travail pour parler entre elles de leurs patronnes ; le lecteur se régale.

Ce livre est une richesse, dans chaque maison où on rentre les relations et le mode de vie sont différents, il y a des secrets et un mal être mais on doit sauver les apparences ; les bonnes, savent, elle entendent tout et nous le découvrons avec elles.

Je vais guetter la sortie d’un prochain livre de cet auteur car ce roman m’a fait passer  un bon moment, une de ces lectures que l’on oublie pas et un livre qui restera à jamais dans ma mémoire et ma bibliothèque.



et cetera