Petitepom lit…











{7 mars 2013}   Du domaine des Murmures-Carole Martinez

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En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux.
Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe. Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et son souffle parcourra le monde jusqu’en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe.
Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante.

Ce roman historique m’a réconcilié avec le genre, à part quelque pages relatant les croisades, j’ai adoré cette lecture.

L’histoire nous est conté par une jeune fille qui décide de s’emmurer plutot que d’obéir à son père ; nous sommes au moyen age, les femmes etaient sous la domination des hommes, elles n’avaient pas droit de parole, le courage de la narratrice nous touche.

Son enfermement va déclencher une frénésie religieuse autour du domaine des murmures, même le naissance de son enfant et la folie de son père font être interprété comme un don de dieu.

J’ai dévoré ce roman, vivant les entretiens d’Esclarmonde avec le monde extèrieur et sa réclusion, comme si j’étais moi même venu la visiter.

J’ai ouvert ce roman historique pour le challenge « historique » sans cela, je serais passé à coté d’une lecture interessante.

challenge historique

Page d’histoire :

Il était d’usage de pratiquer, auprès de certaines églises du moyen âge, de petites cellules dans lesquelles s’enfermaient des femmes renonçant pour jamais au monde. Ces reclusoirs avaient le plus souvent une petite ouverture grillée s’ouvrant sur l’intérieur de l’église. De nombreuses chapelles et églises possédaient un reclusoir, dans lequel s’enfermait – quelquefois à vie – une pénitente. Ces dernières étaient appelées saquettes ou sachettes à cause du sac ou du cilice qui était leur unique vêtement. Les reclusoirs étaient généralement d’étroites cellules dont on murait l’entrée. La recluse ne pouvait plus alors communiquer avec le monde extérieur, sauf par une fente de quelques pouces donnant dans l’église ou le cimetière. C’était par-là que la charité publique lui octroyait quelques tranches de pain et autres rogatons. Mais ce pertuis n’était jamais assez large pour renouveler la litière et évacuer les immondices. Pourtant quelques recluses vécurent emmurées entre 50 et 80 ans.

PERCEV~1

 

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