Petitepom lit…











51YbPVQ2p+L._SX195_« Le dimanche qui suivit, différents signes annoncèrent que quelque chose allait se produire. Ce fut déjà et cela dès l’aube une chaleur oppressante, sans brise aucune.
L’air semblait s’être solidifié autour de l’île, dans une transparence compacte et gélatineuse qui déformait ça et là l’horizon quand il ne l’effaçait pas : l’île flottait au milieu de nulle part. Le Brau luisait de reflets de meringue. Les laves noires à nu en haut des vignes et des vergers frémissaient comme si soudain elles redevenaient liquides.
Les maisons très vite se trouvèrent gorgées d’une haleine éreintante qui épuisa les corps comme les esprits. On ne pouvait y jouir d’aucune fraîcheur. Puis il y eut une odeur, presque imperceptible au début, à propos de laquelle on aurait pu se dire qu’on l’avait rêvée, ou qu’elle émanait des êtres, de leur peau, de leur bouche, de leurs vêtements ou de leurs intérieurs. Mais d’heure en heure l’odeur s’affirma. Elle s’installa d’une façon discrète, pour tout dire clandestine. »

Ce roman m’a rappeler un autre roman de l’auteur : le rapport de Brodeck, en effet là encore, il est question de dénonciation, de culpabilité dans un lieu clos.
La plume poétique du récit n’enlève rien à l’horreur qui se déroule sur cette île, avec un sujet d’actualité : l’immigration.

Publicités


CVT_La-delicatesse-du-homard_3284François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à tout autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…
Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?

une belle histoire suite à une rencontre dû au hasard, ce roman est très positif, et ca fait du bien.



{30 novembre 2018}   Damage Control-François Clapeau

51KQ6OWOKFL._SX195_.jpg

Des taches pourpres dans un décor immaculé… Une ville calme et sereine est soudain frappée par une série d’homicides, une épidémie meurtrière. Alors que la psychose s’installe comme un virus, un jeune réanimateur du CHU se bat pour arrêter cette hémorragie. Du huis clos d’un box des urgences aux rives sauvages de la Vienne, dans un emballement policier et médiatique sans précédent, ne sait plus qui soigne, qui tue, qui mettra fin à l’hécatombe.

François CLAPEAU est journaliste, spécialisé dans le domine la santé. Après avoir travaillé dans de nombreuses villes, il s’installe à Limoges en 2002. Il a écrit des textes pour enfants et joue de la guitare dans le groupe rock Dumont d’Urville ; Damage Control est son premier roman policier.

Le visage de l’auteur ne m’est pas inconnu, vu qu’il est journaliste dans une chaine locale, Limoges, du coup, j’ai été curieuse de découvrir un roman de lui.
Cela se passe à Limoges donc, où des meurtres à répétition ont lieu, le ton est dynamique, le récit court et prenant, avec une surprise à la dernière page.
J’ ai beaucoup aimé cette histoire, je relirais un livre de cet auteur.



51gzoKda+UL._SX195_

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

Je connaissais l’auteur avec son premier roman  » des noeuds d’acier », j’avais aimé le suspense de livre. Celui ci nous tient aussi en haleine jusqu’au bout, j’aime bien les histoires de ce genre, j’ai bien sur adoré.



51HjelP2PlL._SX210_

Un campus prestigieux figé sous la neige
Trois amis liés par un secret tragique
Une jeune fille emportée par la nuit

Côte d’Azur – Hiver 1992
Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l’une des plus brillantes élèves de classes prépas, s’enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l’amour est tout ou il n’est rien ».
Personne ne la reverra jamais.

Côte d’Azur – Printemps 2017
Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime – les meilleurs amis de Vinca – ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études. Ils se retrouvent lors d’une réunion d’anciens élèves. Vingt-cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l’on doit entièrement détruire aujourd’hui pour construire un autre bâtiment.

je suis fan des romans de guillaume Musso, celui ci est aussi prenant, j ai bien aimé l’intrigue, elle est bien ficelée. une lecture détente.



{5 septembre 2018}   Grossir le Ciel-Franck Bouysse

CVT_Grossir-le-Ciel_7634L’ abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’ avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c’était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n’est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée ? Non.
Longtemps après, Gus se dira qu’il n aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?

j’ai dévoré ce roman en une après midi, je suis tombé sous le charme de Gus, un paysan à des allures de clodo mais intelligent, bourré d’humour et tendre sous ses airs rustres.



et cetera