Petitepom lit…











{5 septembre 2018}   Grossir le Ciel-Franck Bouysse

CVT_Grossir-le-Ciel_7634L’ abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’ avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c’était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n’est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée ? Non.
Longtemps après, Gus se dira qu’il n aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?

j’ai dévoré ce roman en une après midi, je suis tombé sous le charme de Gus, un paysan à des allures de clodo mais intelligent, bourré d’humour et tendre sous ses airs rustres.

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Le drame, quand on commence à creuser le passé, c’est qu’il faut aller jusqu’au bout !

1999. À la mort de son grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS. Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoire est retrouvée assassinée à la suite d un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène, mais ils sont loin de se douter que cette retraité est la victime indirecte, plus de cinquante ans après la fin de la guerre, de l entreprise eugéniste nazie. Aidé par une jeune universitaire, Aurélien Cochet va tenter de lever le voile sur le passé de sa propre famille. Cambriolage, menaces, agression… Rien ne l’empêchera de plonger au coeur d un des programmes les plus mystérieux et les plus terrifiants du IIIe Reich. Quitte à mettre ceux qu’il aime en danger…

Les recherches d’Aurélien nous amène en 1941, dans les maternités Nazi, après le décès de son grand-père, il va découvrir un film qui va révéler des secrets de famille, de plus un meurtre dont on ne voit pas le rapport va pigmenter l’histoire. C ‘est prenant et très agréable à lire



{30 août 2018}   Challenge Monopoly

CONSIGNECela se passe : ici

Prison : je choisis parmi votre PAL le livre que vous devez lire pour sortir de prison
Caisse de communauté et chance : je tire la 1ère carte du tas et vous indique ce qu’il en est (les « consignes » seront les mêmes que pour le monopoly), je la pose à part, et mélangerai le tas une fois qu’elles seront toutes utilisées.
Taxe de luxe et Impôt sur le revenu : au choix, lire un livre de son choix ou payer 100 € à la banque (200 pour les impôts)
Case achetée par un autre joueur : La 1ère fois que l’on tombe sur la case, on a le choix entre payer le loyer ou lire un livre correspondant à la consigne et tiré au sort par le propriétaire de la case dans sa PAL

Boulevard de Belleville : Un auteur masculin
Rue Lecourbe : Une BD, un manga ou un comics
Gare Montparnasse : Lire une suite de saga
Rue Vaugirard : Livre bleu
Rue de Courcelles : Livre de l’imaginaire
Avenue de La République : Livre de – 300 pages
Boulevard de la Villette : Un auteur français
Avenue de Neuilly : Livre adulte
Rue de Paradis : Une héroïne (ou personnage principal féminin)
Gare de Lyon : Un one-shot
Avenue Mozart : Auteur féminin
Boulevard St Michel : Livre jeunesse
Place Pigalle : Lire une romance (ou un livre dans lequel il y a une romance)
Avenue Matignon : Livre rouge
Boulevard Malesherbes : Livre non fictif
Avenue Henri-Martin : Un héro (ou personnage principal) masculin
Gare du Nord : Livre format poche
Faubourd St Honoré : Livre qui se passe à Paris
Place de la Bourse : Livre jaune
Rue La Fayette : Un animal sur la couverture ou dans le titre
Avenue de Breteuil : Un auteur jamais lu
Avenue Fosch : Un livre noté entre 16 et 18 sur LA
Boulevard des Capucines : 1 seul mot dans le titre
Gare St lazare : Un grand format
Avenue des champs Elyzées : Livre de + 400 pages
Rue de la Paix : Un w, X, Y ou Z dans le titre, nom ou prénom de l’auteur



mincouv66782528Sur le point de révéler leurs découvertes scientifiques sur la mémoire, deux chercheurs, les Destrel, sont abattus par les services secrets. C’est du moins la version officielle. Mais leur mort n’est qu’un exil. Vingt ans plus tard, le même rêve réunit trois jeunes gens autour d’une chapelle écossaise. Quel secret lie donc ces événements?

Le sujet est assez perturbant et pas inintéressant, j ‘ai bien aimé l’histoire des ces 3 personnages, toutefois il manque un petit quelque chose, et la fin est à mon gout, précipité.



{23 août 2018}   4 3 2 1 -Paul Auster

616ibcYd8UL._SX195_À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Ham- bourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine qui franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l’ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le “maître de Brooklyn” arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps.

Voila un pavé qui n’est pas simple à lire, il est judicieux de se munir d’un papier et d’un crayon pour prendre des notes, car chaque chapitre nous plonge dans un scénario différent.

Deuxième difficulté : les longues descriptions et des paragraphes à rallonge et fastidieux pour moi.

Toutefois, j’ai trouvé cette façon de nous raconter 4 possibilités de la vie d’Archie intéressante et originale.



7623_1578020Rarement une voix avait su captiver l’imagination des lecteurs et des critiques comme celle de John Irving, dans le Monde selon Garp, son premier roman traduit en français. Une fois encore, avec son nouveau livre, l’Hôtel Nezv Hampshire, chacun se laisse envelopper et séduire par un univers tout aussi étrange et désarmant : celui de l’excentrique famille Berry.
Car, comme l’explique John – narrateur et troisième rejeton de cette famille qui comprenait cinq enfants, un ours et un chien nommé Sorrow : « Notre histoire favorite concernait l’idylle entre mon père et ma mère : comment notre père avait fait l’acquisition de l’ours; comment notre père et notre mère s’étaient retrouvés amoureux et, coup sur coup, avaient engendré Frank, Franny et moi-même (« Pan, Pan, Pan!» disait Franny) — puis, après un bref intermède, Lily et Egg (« Paff et Pschitt! » disait Franny).
C’est ainsi que la voix de John Berry, tour à tour nostalgique et passionnée, nous relate son enfance et celle de ses frères et sœurs dans trois hôtels et sur deux continents différents. « La première des illusions de mon père était que les ours peuvent survivre à la vie que mènent les humains, et la seconde que les humains peuvent survivre à la vie que l’on mène dans les hôtels. » Ce qu’il advint des rêves de Win Berry et comment ces rêves influèrent sur la destinée de ses enfants, tel est le sujet de ce roman grave et hilarant dû à « l’humoriste américain le plus important de ces dix dernières années », selon les termes de Kurt Vonnegut.

J’ai attendu les vacances pour lire ce pavé, John Irving est un auteur qui peut être pénible à lire car il a des passages longs et une écriture parfois un peu brouillon. Jusque là je n’étais arrivé qu’ à finir qu’un de ces livres  » une prière pour Owen » après plusieurs abandon « le monde selon Garp »,  » je te retrouverais »… . Une amie qui aime l’auteur m’a conseillé ce livre, j’ai donc suivi son conseil.
J’ai bien aimé l’histoire de cette famille peu ordinaire, la première moitié du livre est intéressante, John nous parle de sa famille : un grand père sportif, un père aventurier, des frères et soeur hors du commun, mais à la moitié du roman, j’ai retrouvé, durant 2 chapitres ce que je redoute chez cet auteur, c’est long, confus, j’ai sauté quelques paragraphes. Puis cela redevient intéressant et l’histoire avance de nouveau.
J’ai un autre roman de John Irving dans ma PAL, je me le réserve pour les prochaines vacances, sachant qu avec lui, il faut s’attendre à des passages fastidieux mais l’originalité de ses histoires vaut le coup d’aller au bout.



et cetera