Petitepom lit…











{24 février 2018}   Crime d’honneur -Elif Shafak

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« Ma mère est morte deux fois. » C’est par ces mots qu’Esma, jeune femme kurde, commence le récit de l’histoire de sa famille née sur les rives de l’Euphrate et émigrée à Londres en 1970.

L’histoire, d’abord, de sa grand-mère dans le village de Mala Car Bayan, désespérée de ne mettre au monde que des filles, elle qui sait combien la vie ne les épargnera pas. L’histoire de sa mère, Pembe la superstitieuse, et de sa tante, Jamila la guérisseuse, sœurs jumelles aux destins très différents. L’histoire des hommes aussi, celle de son père, tour à tour aimant, violent, fuyant, et celle de ses frères, Yunus le rêveur, et Iskender. Iskender, l’enfant chéri de sa mère, la « prunelle de ses yeux », son sultan. Son meurtrier.
Enfin, l’histoire de ces immigrés qui ont choisi l’exil pour vivre de miracles et croire aux mirages, qui ont choisi la liberté et l’amour quand d’autres restent ancrés dans les traditions et portent au pinacle l’honneur d’une famille.

J’ai beaucoup aimé ce livre, je ne connaissais pas cet auteur , ce fut une belle découverte.
Au départ, les aller retour passé présent déroute un peu, mais très vite tout ce met en place, et cela permet de bien connaître la famille Toprak. Chaque personnages sont très attachants.
Ce livre traite de l’immigration : on commence l’histoire près de l’Euphrate, dans une famille Kurde, puis on va en Angleterre où ils ont décidé d’aller vivre ; et on assiste au contradiction que vit cette famille qui ont du mal à s’intégrer car leurs coutumes et leur façon de vivre sont différentes des Anglais, cela sera l’origine du crime d’honneur dont parle le titre.
J’ai ressenti beaucoup de douceur et d’authenticité dans cette famille auquel je me suis attaché, alors que je referme ce livre, j’ai l’impression de quitter des amis, après avoir passé quelques jour en leur compagnie.

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S’emparant d’un fait-divers, un mystère jamais résolu, qui bouleversa l’Amérique – l’assassinat le soir de Noël 1996 de la petite Jon Benet Ramsey, six ans et demi, célèbre mini-Miss vedette de concours de beauté –, Joyce Carol Oates reconstruit l’affaire qu’elle n’hésite pas, elle, à dénouer.

Une histoire effarante racontée dix ans après par le frère de la victime. La petite fille s’appelle maintenant Bliss, c’est une championne de patinage sur glace, l’enfant adoré de ses parents, la coqueluche d’un pays, la sœur aimée et jalousée par son frère, son aîné de trois ans, Skyler.

Skyler qui, depuis le meurtre, a vécu dans un univers de drogues, de psys et d’établissements médicalisés.

Âgé aujourd’hui de dix-neuf ans, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses souvenirs sont à la fois vivaces et disloqués. Peu à peu émerge le nom du coupable : est-ce le père – homme d’affaires ambitieux, la mère – arriviste forcenée, un étranger cinglé ou bien… le narrateur lui-même ?

Tous les ingrédients préférés de Joyce Carol Oates sont là : la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille dysfonctionnelle, l’angoisse du parvenu, le christianisme de charlatan, les dérives de la psychanalyse, le vampirisme des médias, l’incompétence de la police.

Pour produire en fin de compte un chef-d’œuvre hallucinant, un dépeçage au scalpel de l’âme humaine et de l’horreur ordinaire.

Je suis fan de cette auteure, elle aborde les sujets en montrant le pire.
Dans ce livre, on vit dans une famille aisée, beau quartier, mais sous les apparences se cachent beaucoup de noirceur.
Bliss Rampike a été retrouvé morte dans le sous sol de sa maison, son frère nous raconte sa vie dans cette maison de Fair Hill, New Jersey ; d’abord avant Bliss, quand Edna Louise n’était que bébé et que Slyler était le préféré de Maman. Puis l’accident de SKyler, et les débuts en patinage d’Edna Louise à 4 ans qui va devenir Bliss, à partir de là, c’est la spirale infernale…jusqu’à une révélation finale qui nous glace, car même avec quelques soupçons tout le long du livre, savoir la vérité confirme l’horreur.



bm_CVT_La-fille-qui-lisait-des-romans-damour_2672La vie de Cassandra Devon est une vaste histoire à l’eau de rose. Son imagination débridée fourmille de séduisants détectives, d’irrésistibles pirates et de héros plus sexy les uns que les autres. Absorbée par ses rêveries tout droit sorties des romances qu’elle dévore, Cassandra a du mal à repousser les avances de Connor, le facétieux Irlandais qui voudrait se substituer à ses fantasmes. Entre lui et le séduisant Raphaël, incarnation de l’homme idéal, son cœur balance. Lequel de ces beaux garçons saura s’attirer ses faveurs ?

Je suis pas fan de romance, je m’y ennuie souvent, mais 14/02 dit saint Valentin et une bonne raison de baisser ma PAL
j’ai choisi ce roman avec peu de conviction et pourtant, je dois avouer que j’ai bien aimé, au départ les lectures et rêveries de Cassandra m’ont inquiété. Et très vite je suis rentrée dans l’histoire, m’attachant aux personnages et du coup, j’ai passé un bon moment de lecture.



{11 février 2018}   Sans nouvelles de toi-Ann Rule

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Même les milliardaires californiens se volatilisent. Par une chaude nuit d’octobre, Jerry Harris disparaît sans crier gare.

Lubie de nabab en quête de sensations fortes ? Escapade extra-conjugale aux Bahamas ? Fuite improvisée dans un paradis fiscal ?

Après tout, ce self-made-man exhibe volontiers sa réussite et se targue – avec raison – de chanter mieux qu’Elvis.

Seule son épouse Susan ne souscrit pas à ces folles hypothèses et trouve un allié précieux en la personne d’un agent du FBI…

Sans nouvelles de toi : une plongée terrifiante dans le mythe américain, doublée d’une traque éperdue et d’une histoire d’amour bouleversante, par l’inégalable reine du thriller authentique.

J’ai beaucoup cette auteur qui nous relate des histoires de meurtres qui ont vraiment eu lieu. Toutefois celui ci m’a paru plus fastidieux car il est beaucoup question d’argent, de financement, dettes…, bref trop de chiffres à mon goût.
L’histoire de Jerry Harris et de sa femme est prenante à lire, on soupçonne assez vite le coupable mais on se demande comment la police va le coincer.
J’admire le courage de sa veuve qui a dû supporter un stress énorme et qui malgré cela, s’est battue jusqu’au bout.
Je relirai des livres de cette auteur dont je suis fan.



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Quatre adolescentes en quête d’amour s’échangent des messages sur leurs désirs et leur impatience. Entre rêves sentimentaux et pression sociale, les jeunes filles aspirent à devenir des femmes. Jusqu’au jour où le drame a lieu…

Comment éviter les désastres affectifs que les parents affichent au quotidien ?
Enfants hier encore, quatre adolescentes sont liées par un pacte d’amitié éternelle. Elles ont seize ans et sont avides de découvrir le grand amour. Chacune tient un journal dans lequel elle livre son impatience, ses désirs, ses conquêtes, ses rêves. Au lycée, on s’apprête à jouer Roméo et Juliette, tandis qu’un drame, aussi imprévisible et fatal que le dénouement de la pièce, se prépare.
« Si tu ne m’aimes plus, c’est que tu ne m’as jamais aimé. »

Ce petit roman se lit vite, 4 adolescentes nous font part de leurs ressentis dans leurs journaux intimes et des échanges de sms.
On sent qu’un drame se prépare, Cela nous pousse à en savoir plus

Cette lecture nous renvoie à notre mal être à l’entrée de l’adolescence.



{7 février 2018}   Love- Toni Morrison

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Dans les années quarante, Bill Cosey possédait un hôtel pour Noirs fortunés sur la côte Est des États-Unis. En 1971, à sa mort, tout bascule ; l’ancien lieu idyllique se transforme en un champ de bataille où s’affrontent des femmes obsédées par son souvenir. Désormais âgées, liées par la jalousie et la douleur, May, Christine, Heed, Vida – et même L – ne peuvent oublier cet homme charismatique et monstrueux, qui a incarné leurs désirs de père, mari, amant, protecteur et ami. À travers ces destins singuliers, Love explore les différentes facettes de l’amour et décrit le cercle complet de ce premier amour indélébile qui nous emporte et nous marque pour toujours.

« Love est une hallucinante plongée dans les tourments de la communauté afro-américaine. Sans les clichés bien-pensants ni les bons sentiments d’usage. »

J’ai eu du mal à rentrer dans ce livre, heureusement qu’il y a des parties en italique pour éclairer le lecteur, car c ‘est un peu confus, on a du mal a comprendre les liens entre les personnages.
Mais passé la moitié du livre, les choses se mettent en place, on comprends ce qu’il s’est passé dans cet hôtel, tenu par Mr Cosey, celui ci a acheté un Hôtel au bord de le mer, étant noir, il reçoit une clientèle de couleur qui sont reçues par la grande porte, l’argent du propriétaire permet de payer pour sa sécurité, cela va lui donnait du pouvoir. Et c’est ce statut qui va l’amener à faire un choix qui va entrainer la situation dont on est témoin dans le présent.
Une ambiance lourde, des femmes victimes qui deviennent coupables, ce roman est riche, les vérités sont données petit à petit, c ‘est pour cela que j’ai persévérer malgré un début un peu laborieux.



et cetera