Petitepom lit…











9782253157403

Jisèle, la trentaine, était hôtesse de l’air, avant de se marier avec un pilote et de se retrouver au foyer pour élever ses enfants. En toile de fond, un monde en guerre, en proie à une épidémie et à une vague de chaleur caniculaire. Elle doit faire face à des événements qui semblent la dépasser.

Ce roman est présenté comme un drame, je trouve que ce n’est pas approprié, l’histoire est dramatique, soit! Mais il y a beaucoup de bonnes choses et d’espoir.

Je le classerais plutôt dans de la science fiction, nous sommes en Amérique où un virus tue toute la population; Jiselle le personnage principal, marié depuis peu avec un commandant de bord, se retrouve seule avec les 3 enfants de celui-ci. Son mari est retenu en Allemagne, elle doit trouver des solutions pour survivre.

Au fil des mois, Jiselle va gagner en maturité, ainsi que les enfants, elle arrive à créer un havre de paix dans un monde, pris de chaos ; j’ai trouvé cela très plaisant à lire, d’où ce sentiment que ce n’est pas un récit dramatique.

La survie et l’évolution des personnages, la relation intime qui va se forger au fil des pages font la richesse de cette lecture que j’ai adoré.

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{28 octobre 2013}   Six de coeur-Carlene Thompson

9782070364718

Wheeling est une petite ville de Virginie d’apparence tranquille. D’apparence seulement. Treize années plus tôt, une jeune fille y a été retrouvée pendue dans une grange en feu. Jeux de gosses qui tournent au cauchemar ? Rituel satanique ? L’enquête avait conclu à un accident. Facile. Qui ne veut pas savoir n’a qu’à fermer les yeux et tant pis pour les larmes des autres. Des années plus tard, une femme meurt dans sa salle de bains. Quelqu’un a trempé le doigt dans son sang pour tracer sur un miroir des signes qui ne trompent pas. Il s’agit bien d’un meurtre et de la pire espèce. Prémédité. Cruel. Une mise en scène méticuleusement soignée par un tueur qui connaissait les lieux : un meurtre en forme de message. Le premier d’une longue série…

J’ai bien aimé ce policier, nous sommes dans une petite ville où les jeunes filles s’amusent à se faire peur dans des granges hantées ; mais parfois un drame survient , et ressurgit 13 ans plus tard.

Quatre jeunes filles ont crée un club, le  » six de coeur », des années plus tard l’une d’entre elles est assassinée, l’on retrouve à coté du corps, une carte le six de coeur. le lien avec leur passé ne fait aucun doute.

Laurel est la principale narratrice, nous assistons à son enquète et ses suppositions, dans cette petite ville où les langues vont bon train.

Le lecteur ne voit rien venir, comme Laura, on soupconne tout le monde. Nous faisons connaissance de certains personnages de cette bourgade, chacun a un passé mystérieux qui nous ai dévoilé à travers des dialogues, d’où la facilité de cette lecture.

C’est  bien mené, et prenant ; de meurtres en meutres, on decouvre de nouveaux indices et révélations qui nous incite à continuer.

choisi pour le challenge :

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9782253157915

Cornelia Brown décide de quitter Manhattan pour s’installer dans une banlieue chic avec son mari, Teo. Dès son arrivée, Cornelia se heurte à Pipper Truitt, mère et épouse accomplie, dévorée par son désir de tout contrôler, mais qui s’occupe de sa meilleure amie, Elizabeth, rongée par un cancer. Heureusement, elle fait la connaissance de Lake, qui vient elle aussi d’emménager avec son fils Dev, un adolescent surdoué. Entre les deux femmes, la complicité est immédiate. Moonspaces, névroses, cookies souriants, une peinture subtile de la banlieue chic américaine.

Quand on a pour titre  » mes chères voisines », on s’attends à rentrer dans un quartier pauvre ou riche, peu importe, où on va faire connaissance avec ses nouveaux voisins et découvrir leurs secrets.

Le décor est plutôt huppé, les voisines sont peu nombreuses : Piper qui  représente la femme parfaite, Elisabeth qui renonce à se soigner, Cornélia qui vient d’aménager dans cette rue et Lake qui change d’environnement pour son fils surdoué.

Le personnage central est Cornélia qui fait connaissance de ces voisines et nous fait introduire dans cette rue.

Le début du livre est donc la decouverte des personnages, arrivée à la moitié quelque secrets sont dévoilés, les rencontres entre Piper et Elisabeth sont touchantes. Par contre, les chapitres où le fils de Lake est le narrateur, sont un peu barbants, son intelligente me dépasse et ses théorie m’ennuie ; c’est dommage car cela casse un peu l’interet de cette lecture.

J’aurai aimé un récit plus centré sur la vie privée de ces 4 femmes sans rentrer trop profondement dans les pensées de certain. J’ai eu envie de sauter certains paragraphes pour passer du temps auprès des personnages féminins.

Passé la moitié du livre, les amitiés se renforcent et le récit devient plus prenant, les rencontres de Piper et Elisabeth sont tristes, celle de Lake et Cornélia plus légères.

j’ai fini le livre car je me suis attachée à certains personnages, par contre d’autres m’ont laissé indifférentes et j’avoue n’avoir lu que les chapitres relatant les personnages en question.



je vous ai déjà parlé de ce challenge qui donne la possibilité à d’autres de choisir ce que vous allait lire. c’est ici

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{21 octobre 2013}   Accabadora-Michela Murgia

9782021025071

Dans un petit village sarde des années cinquante, la vieille couturière, Tzia Bonaria, décide d’accueillir chez elle Maria, quatrième fille d’une veuve d’humbles origines. Ce sera sa  » fille d’âme « , à laquelle elle va apprendre son métier, offrir un avenir, tout en l’obligeant à s’appliquer à l’école, ce qui n’est guère courant pour une fille à l’époque. Maria grandit donc entourée de soins et de tendresse ; mais certains aspects de la vie de la couturière la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. En réalité, Maria est la seule du village à ignorer la fonction de Tzia Bonaria, qui consiste à abréger la vie des mourants. La découverte de ce secret ne sera pas sans conséquence et il faudra bien des années pour que la fille d’âme arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive. Dans une langue à la fois poétique et essentielle, Michela Murgia décrit merveilleusement les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier qui unit la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne archaïque, aux us et coutumes fascinants.

Ce livre vite lu, se passe en Sardaigne, nous sommes dans les années 50, la modernité na pas encore envahit ce coin d’Italie. Dans cette campagne où la vie finit chez soi, on a parfois recours à l’Accabadora.

Au départ, on assiste à l’adoption d’un petite fille, donnée par sa mère à Tzia Bonaria ; la petite est heureuse auprès de cette couturière ; mais en grandissant, elle devient curieuse ; elle aimerait savoir ce qu’elle va faire la nuit. Quand elle va le découvrir, sa réaction va être le rejet, la foi Chrétienne dans laquelle vit l’Italie, ne peux accepter cette pratique, mais face à la souffrance, des choix pénibles sont parfois nécessaire.

Je ne dévoilerais rien, car découvrir qui est l’Accabadora fait tout le charme du livre, je recommande à celle qui veulent le lire de ne pas regarder la 4° couverture, pour ne rien deviner et accentuer le plaisir de cette lecture.

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Après bien des années, le narrateur se souvient d’une aventure sans lendemain avec Mitsu, une jeune fille très naïve. L’idée de la revoir l’obsède. Il découvrira son tragique destin : à la suite d’une erreur de diagnostic, elle a été enfermée dans une léproserie.

Je ne m’attendais pas du tout à lire une histoire d’amour, ne lisant jamais la 4° couverture avant de commencer un livre, je m’étais basé sur la couverture et cela m’a induit en erreur.

Du coup, les premières pages m’ont un peu déconcertées, je me demandais où j’allais, j’ai d’abord découvert l’histoire de Yoshioka, un étudiant qui n’a rien attachant. Puis vient l’histoire de Mitsu qui apporte tout l’intérêt du livre. Son histoire est triste, elle émeut le lecteur, et dégage beaucoup de douceur : toute la richesse du récit.

Il ne se passe pas grand-chose d’extraordinaire, l’histoire est belle grâce à la grandeur d’âme de Mitsu, par contre, je ne me suis aucunement attachée à cet étudiant qui nous raconte l’histoire d’une femme soumise et dont les regrets viennent bien trop tard.

 



et cetera