Petitepom lit…











{25 février 2014}   Hush Hush-Becca Fitzpatrick

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Dans la ville brumeuse de Portland, Nora tente de mener une vie ordinaire depuis la mort violente de son père quelques mois auparavant. Lors d’un cours de biologie, elle fait la connaissance de Patch, qui vient d’arriver en ville. Il est séduisant, mystérieux, toutes les filles en sont folles, mais la vie de Nora est déjà bien trop remplie. Comment Patch peut-il en savoir autant d’argent sur son compte ? Pourquoi se retrouve-t-il toujours sur sa route quand elle cherche à l’éviter ?
Alors que les deux adolescents se rapprochent, Nora prend peur : un inconnu masqué attaque sa voiture, sa chambre est fouillée, mise à sac ; et quand elle appelle la police, tout est miraculeusement rentré dans l’ordre. Sans le savoir, Nora est devenue l’objet de la guerre qui agite les anges déchus et les Nephilim. Et en tombant amoureuse de Patch, elle va découvrir que la passion peut être fatale…

Les histoires d’adolescentes au lycée ne m’attire pas trop, j’en ai déja, pas mal lu, mais ma curiosité est plus forte, j’ai toujours peur de passer à coté d’une belle lecture, d’où mon petit tour, vers les romans jeunesses.

Le début ne m’a pas emallé, puis, peu à peu, gagné par le susense, j’ai eu envie d’en savoir plus sur les personnages masculins.

Les agressions dont sont victimes les élèves de ce lycée contribuent à cette envie d’en savoir plus.

Le sujet de anges déchus est nouveau, cela nous change des vampires et loup garou, plus à la mode ces dernières années.

Tout cela m’a fait apprécier cette lecture, ce fut un bon moment divertissant ; je n’irai pas au dela du tome 1, mon envie de savoir est rassasié, je vais me tourner vers d’autres lectures jeunesses, toujours piqué par la curiosité.

lu dans le cadre des challenges « romance » et « choisir dans sa PAL »

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Un livre unique, paru en 1936, fresque romantique sur fond de guerre de Sécession, qui marque la naissance d’une nation et met en scène des personnages condamnés à se haïr, à s’aimer, à se perdre. Avec des illustrations tirés du film adapté du roman.

C’est grâce à une lecture commune (qui a lieu ici ) que j’ai ouvert ce classique, je connaissais le début de l’histoire, je redoutais l’ennui des descriptions trop détaillées, mais pas du tout, elles sont divertissantes.

Scarlett est adorablement égoïste, par son père Irlandais, elle bouillonne d’un fougue très rafraichissante et amusante, qu’elle a du mal à maitriser dans une socièté qui se doit d’être réservé, en ces années 1860.

Du haut de ses 16 ans, elle se croit experte dans l’art de la séduction ; quand elle connait son premier échec, elle va se précipiter dans un mariage sans réfléchir comme une jeune fille gatée, et elle se retrouve très vite veuve et devra vivre dans une vie austère qui l’ennuie profondément.

Face à son chagrin, que son entourage s’associe à son veuvage, elle va être receuilli par sa famille maritale à Atlanta, ville en plein développement en ses temps de guerre ; une heureuse rencontre va la sortir de son ennui et provoquer quelque scandales ; elle retrouve le capitaine Butler, déja vu lors d’un pique-nique où il fut témoin de sa déconvenue ; cette rencontre va choquer ses dames de la haute société d’Atlanta, ce qui fait tout le charme de cette lecture.

En second plan, il y a la guerre de secession, celle ci est assez peu relater, quand c’est le cas, c’est à travers les yeux de Scarlett que son égoïsme aveugle ; par contre, le lecteur voit la bêtise et l’arrogance des sudistes qui vont au devant d’une guerre sans autre issu que la défaite.

Les personnages principaux sont jeunes et insouciants, mais là encore, cela a ravi le lecteur que je suis, peu interessée par le livre sur la guerre. Je lirais sans tarder le tome 2.

lu dans le cadre du challenge « Romance » et « oldbook »

 



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Alors que la natalité ne cesse de baisser dans un futur proche, Defred doit mettre au service de la république de Giléad, récemment fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa matrice. A travers le portrait d’une femme qui lutte pour oublier qu’elle était libre, c’est un réquisitoire sans appel contre tous les intégrismes que l’on découvre dans ce roman.

J’ai découvert l’auteur avec « le dernier homme », ses romans sont futuristes, dans celui ci, on se retrouve dans un monde que l’on croit futur, mais ce n’est pas si simple.

Au départ, on est déconcerté, il faut comprendre ou et quand se déroule l’histoire. On sait qu’il y a eu un guerre, les Hommes ont voulu changer une société trop libertine par plus de discipline. La narratrice est un servante rouge, elle vit chez un commandant, il y a une épouse qui a été choisi, des Marthas qui sont là comme domestique…. Peu à peu on se familiarise avec cette nouvelle société et son mode de vie ,mais il reste des manquements ; on attend que la narratrice nous dévoile ce qu’il s’est passé, elle se remémore certain passages de sa vie d’avant, on en apprend un peu plus, mais cela reste insuffisant.

Ce roman est une perle, le sujet est interessant et laisse le lecteur face à d’innonbrables questions sur notre mode de vie, mais j’aurai aimé plus de clarté dans le récit.

lu dans le cadre des challenges : « cold Winter » et « philéas Fogg »



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Connaissez-vous Alaa El Aswany ? C’est un véritable phénomène, avec cent mille exemplaires de L’Immeuble Yacoubian vendus en quelques mois, un film en cours de tournage avec une grande mobilisation de moyens et d’acteurs célèbres. Très vite,
poussé par la rumeur, le livre s’est répandu dans le monde arabe, a été traduit en anglais, et le voici aujourd’hui en français.
L’auteur est un vrai Egyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz. Il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège. Il ne juge pas, mais préfère nous montrer les espoirs puis la révolte de Taha, le jeune islamiste qui rêvait de devenir policier ; l’amertume et le mal de vivre de Hatem, homosexuel dans une société qui lui permet de jouir mais lui interdit le respect de l’amour ; il nous fait partager la nostalgie d’un passé révolu du vieil aristocrate Zaki ; l’affairisme louche mêlé de bigoterie et de
lubricité d’Azzam ; la dérive de la belle et pauvre Boussaïna, tout cela à l’ombre inquiétante du Grand Homme, de ses polices et de ses sbires de haut vol comme l’apparatchik El-Fawli, et à celle non moins inquiétante d’un islam de combat, qui semble être la seule issue pour une jeunesse à qui l’on n’a laissé aucun autre espoir. Alaa El Aswany ne cherche pas le scandale. Il nous dit simplement que le roi est nu. Il nous montre ce que chacun peut voir autour de lui mais que seule la littérature rend vraiment visible. Nous comprenons un peu mieux comment va l’Egypte, certes, mais aussi comment va le monde et – peut-être également – pourquoi explosent les bombes…

J’ai bien aimé le livre malgré plus que le film.

Au départ, plusieurs personnages sont présentés, c’est un peu confus surtout que leurs noms à résonance arabe me sont peu familiers, mais peu à peu, on connaît chacun et on s’intègre dans cet immeuble comme un nouveau locataire. On fait connaissance les gens, leurs penchants et petits secrets, et surtout le façon dont le pays fonctionne face à chaque situation : l’étudiant, l’homosexuel, le vieux lubrique, le commerçant…

Je me suis beaucoup plu dans ce quartier à suivre les soucis de chacun, les personnages deviennent ,au fil de page familiers et attachants ; c’est un bon roman pour visiter l’Egypte contemporaine dans un quartier populaire loin des pyramides.

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{12 février 2014}   Légendes d’automne-Jim Harrison

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Trois courts romans publiés en 1979 relatent trois vengeances : le duel à mort entre un ancien pilote du Vietnam et un milliardaire mexicain, un cadre aux prises avec un marchand de drogue et enfin la vie et la mort de trois frères durant la Première Guerre mondiale.

La première histoire m’a beaucoup plu, celle du cadre, il a la mauvaise idée de tomber amoureux de la femme d’un marchand de drogue mexicain. Laissé pour mort dans la panpa, il sera receuilli par des Mexicains qui vont le remettre sur pied ; lui laissant le temps de préparer sa vengeance.

Les deux autres histoires, m’ont très vite ennuyées ; elle sont une suite de situations dramatiques, sans un petit quelque chose qui surprenne le lecteur. La narration est la même, simple et entrainante, c’est les récits qui sont fades.

lu dans le cadre des challenges : « choisir dans sa PAL » ; et « lire sous la contrainte »



{11 février 2014}   Trois dollars-Elliot Perlman

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Mais comment Eddie a-t-il pu tomber si bas ? Son cursus universitaire fut exemplaire, sa carrière, son épouse, sa fille et son pimpant pavillon de Melbourne, tout autant. Mais voilà qu’il se retrouve seul, à trente-huit ans, sur un quai de gare avec trois malheureux dollars. Tout a commencé, se souvient-il, le jour où la petite fille blonde dont il était amoureux l’a quitté parce qu’elle était riche… Vibrant au rythme des coups de blues tragi-comiques, des crédits impayés et autres découverts autorisés, l’inévitable  » dégringolade sociale postindustrielle  » d’Eddie, antihéros rêveur, fan de Joy Division et de golden retrievers, peut logiquement commencer…

Eddy a une vie simple, celle de tout le monde, marié, un enfant, propriétaire et un travail. Mais comme dans la vie, cela va déraper : il y a les rencontres avec Amanda et des soucis de travail : le quotidien de chacun ou presque, là nous sommes en Australie avec un économie sociale qui dégringole. (J’ai trouvé que les discours politiques et sociales des années 80/90 est le reflet de ce qui se passe en France depuis certaines années)

Il se passe rien d’extraordinaire dans ce livre,on se laisse porter par le récit d’Eddy. J’ai connu l’auteur avec « Ambiguïté » et j’avoue l’avoir préféré, c’est le même style mais dans Ambiguïté, il y a plus de personnages intéressants avec chacun une histoire. Trois Dollars est un romans plus engagé, la vie d’Eddy est plus réaliste d’où mon manque d’enthousiasme mais cela reste un très bon roman.

 



et cetera