Petitepom lit…











Crime conjugal sous les tropiques Chaz Perrone, docteur en biologie marine, est plutôt gâté : il a épousé une belle et riche héritière, Joey, affiche une flopée de maîtresses, s’est dégoté un job de planqué en Floride et un juteux mais très illégal business avec un groupe d’agroalimentaire qu’il fournit en faux certificats. Et même si Chaz est notoirement fainéant, ventre mou et ignorant, il s’en sort toujours. Oui mais voilà, un jour, notre homme se met à douter. Persuadé que sa femme soupçonne ses magouilles en tout genre, il décide de la balancer par-dessus bord lors d’une croisière. C’est le début de la fin : la malheureuse survit et s’entiche d’un ex-flic converti en justicier free-lance. Plutôt que de dénoncer Chaz à la police, ces deux-là vont s’atteler à faire de sa vie un enfer…

Voila un livre vers lequel je ne serai jamais aller, c’est grâce à un club de lecture que je l’ai acheté et aujourd’hui, j’en suis ravie, j’y ai retrouvé l’humour un peu similaire à jonathan Tropper, ce n’est pas le même style mais la même veine humoristique.

 Le principal personnage de ce roman et le plus détestable, est Chaz, il est odieux, on se régale des tours que lui fait sa femme et on va même par se réjouir des coups qu’il prend parfois ; à l’inverse Joey est attachante, on se demande pourquoi elle l’a épousé…On se laisse entraîner dans la vengeance de Joey et en tant que femme, je l’avoue, cela m’a bien plu.

 Cette histoire est divertissante, en plus de l’histoire en premier plan de Chaz et Joey, il y d’autres petites tranches de vie agréables à lire, émouvantes et souriantes : le détective et sa voisine, les visites de O’Toole auprès de Maureen…

 Un auteur à suivre!

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Jusqu’à ce fameux samedi, il ne s’était jamais rien passé d’extraordinaire à Joigny-les-Deux-Bouts, petite bourgade tranquille en fin de ligne du RER. Yéva, minijupe et verbe haut, rêvait toujours d’une autre vie. Jacquot, son mari, chômeur, creusait une fosse dans le canapé à force de jeux télévisés. Leur fils Yeznig, déficient mental, recomptait ses dents après chaque repas. Son frère Tanièl, renvoyé du lycée pour avoir abîmé le conseiller d’orientation, peaufinait sa technique pour serrer les blondes. Bref, la routine pour ces habitués qui, un matin, découvrent le patron de « leur » bar, baignant dans son sang. Un drame ? Pas pour les gens du Balto. Avec ce roman choral, Faïza Guène dévoile de nouvelles facettes de son talent. Humour, justesse du trait, Les Gens du Balto confirme que cette jeune romancière n’est pas devenue une figure des lettres par hasard.

Le Balto est un bar tabac au centre d’un village près de Paris, il en est le cœur vers lequel on passe plus ou moins souvent ; son propriètaire, joel baigne dans son sang.

 Chaque personnage va les un après les autre, y compris Joel nous racontait sa petite vie et sa soirée du meurtre. Il y a Yeva, jacquot, son mari, Tani leur fils et Magalie la copine, Yeznig, l’autre fils un peu retardé…. Tous nous parlent à la première personne comme si nous étions l’inspecteur chargé de découvrir la vérité.

 Les propos de chacun ne manque pas d’humour, c’est cru, il parle le français des rues sans chichi, on est vite imprégné par l’ambiance de ce village.

  Je ne connaissais pas l’auteur, son humour est évoqué dans les critiques de ces autre romans sur la boblosphère, je voulais lire «  du rêve pour les ouf », mais cela ne sait jamais présenté, cet emprunt à la biblio m’aura permis de la découvrir. C’est court et vite lu, je n’en garderai peut être pas longtemps le souvenir mais qu’importe, j’ai passé  un bon moment en compagnie de ses personnages sympathiques.



Nichée au cœur de Copenhague, se trouve une vieille librairie au nom italien : Libri di Luca. Son propriétaire, Luca Campelli, vient de mourir de manière très abrupte et pour le moins…étrange. C’est Jon, son fils, avec qui il a rompu tout contact depuis 20 ans, qui hérite du magasin. Entraîné malgré lui dans l’histoire familiale, Jon découvre bientôt un secret fabuleux. Son père était en fait à la t^te d’une société de Lettore, des personnes dotées d’un pouvoir exceptionnel leur permettant d’influencer la lecture des autres, de créer des mondes merveilleux, de donner naissance à des histoires extraordinaires… mais aussi de manipuler jusqu’à tuer. Plus Jon avance dabs ses recherches, plus il se persuade que la mort de son père n’a rien de naturel. Dissimule –t-elle une lutte de pouvoir au sein d’un société secrète ? y-a-t-il un traite parmi ses membre ? Afin de rassembler les morceaux épars de son passé, Jon se lance dans une quête acharnée qui va se révéler risqué.

 Voila un résumé qui ne peut qu’accrocher les lecteur que nous sommes, c’est sur la blogosphère que j’ai déniché cette envie de lecture.

 L’idée est géniale, avoir un tel pouvoir grâce à la lecture, pouvoir s’imprégner d’une histoire, voila qui est séduisant et plus cette capacité peut aller jusqu’au meurtre ! En effet, dès les premières pages, le premier lecteur tombe mort en lisant sans pouvoir s’arrêter.

Jon son fils va découvrir un monde de lecteur fantastique mais aussi des membres d’une organisation malveillante…

 On est curieux d’en connaître les ficelles mais malheureusement, le concept « récepteur » et « émetteur » chez ces lecteurs est un peu confus, on ne comprend pas trop au départ en quoi consiste leur don. Cela ne gène pas la lecture mais laisse un doute, c’est dommage.

 Impatiente de savoir ce que voulaient les « lettores » qui utilisent ces dons à mauvais escient, je suis allée au bout de cette lecture, acceptant parfois de tourner en rond dans cette quête,  et une fois le livre refermait, j’ai toujours pas la réponse, ou ne l’ai-je pas compris.

 Je ne dirai pas que je n’ai pas aimé ce livre, on est entouré de personnages aimant la lecture, et les vieux livres, le décor est plaisant mais l’intrigue manque de cohésion.



{18 mars 2011}   Seule Venise-Claudie Gallay

« Toujours, des hommes et des femmes se sont rencontrés à Venise. Toujours, des hommes et des femmes se sont aimés. » Elle n’a pas choisi Venise. Cela s’est présenté comme ça, à la fin d’une histoire d’amour. Elle a vidé son compte bancaire, réservé une chambre dans un ancien palais du Castello. Noël approche, et la cité s’enfonce dans les brumes. Les rencontres se succèdent. Un vieux prince russe, rescapé des tourbillons de l’Histoire, une jeune danseuse, un libraire amoureux des mots… Tandis que Venise se dévoile, secrète et troublante, ses digues intérieures s’affaissent. Et laissent renaître en elle l’attente du désir et de l’autre.

J’ai rencontré l’auteur en novembre dernier, lors de la foire du livre de Brive la Gaillarde, plutôt que de choisir » les déferlantes » le livre le plus populaire, j’ai préféré celui-ci, car le titre m’a plu. Claudie Gallay fut ravi de mon choix, m’affirmant qu’elle souhaiterait qu’il soit plus lu, elle a, je pense, un faible pour ce roman.

 Quel mois plus tard, alors qu’il pleut à l’extérieur, je pioche ce livre dans ma biblio et me cale dans un fauteuil, 3h30 plus tard, je l’avais fini sans avoir vu l’après midi passé.

 Ce livre est un hymne à l’amour et aux maux qu’il entraîne : alors qu’elle a cru mourir d’un chagrin d’amour, réalisant que l’on peu supporter cette souffrance, la narratrice part pour Venise sous la neige ; elle s’installera dans une pension,  elle fera des rencontres intéressantes et accompagnera d’autres histoires d’amours …

 Ce livre est rempli de tendresse, et de réalité, c’est une tranche de vie raconté avec une touche de douceur ; je me suis laissée bercer par cette histoire en déambulant dans les rues de Venise, merci Claudie Gallay pour ce bon moment et au plaisir de vous revoir.



« Grâce à la science, les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics appartiennent au passé. En contrepartie, le citoyen modèle, rationnel et respectueux de la loi, n’a pas à s’inquiéter des créatures qui errent dans la nuit. Je voudrais parfois être l’un de ces citoyens modèles… » La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout… y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l’un d’entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire Stefan pour remettre un message à un autre mort-vivant. Mais ce vampire inconnu est loin d’être ordinaire… tout comme le démon qui le possède.

J’ai bien aimé ce deuxième volet, j’y ai retrouvé cette hiérarchie dans chaque espèce et je trouve Mercy, très attachante, elle s’en sort plutôt bien avec tout ses dominants autour d’elle.

 Ce tome nous en apprend plus sur les vampires, nous connaissions le fonctionnement d’une meute de loup-garou, là, nous apprenons comment les vampires vivent avec leur « ménagerie humaine ».

Le début du roman est un peu mou, il ne s’y passe pas grand-chose, on rencontre un vampire associé d’un démon qui apporte de la violence dans les tri-cities ; mais la deuxième partie du livre est plus mouvementée, car c’est Mercy qui va devoir débarrasser la ville de ce monstre. Malgré cette mission très périlleuse, elle reste un personnage simple et non une super–héroïne, cela contribue au charme de cette série.

 La relation entre Mercy et Adam est sympa à lire, elle est en second plan et ne transforme pas le livre en roman fleur bleue, et c’est tant mieux ; je trouve qu’elle maîtrise bien cette relation, bien qu’elle a tendance à plus s’y retrouver quand Stéfan le vampire se met lui aussi à l’embrasser, affaire à suivre !

 J’ai lu ce livre assez rapidement, je trouve l’écriture agréable et fluide, d’où la vitesse de cette lecture.

d’autres Livr@ddictiens ont aimé : Phooka, Bleuverbena,…



Cornouailles, années 60, puis années 90, deux époques enchevêtrées, deux récits de vacances en famille où le drame éclate. Ce roman fait l’analyse psychologique d’un homosexuel confronté aux réminiscences d’une enfance étrange, au poids des trahisons et des secrets familiaux.

Ce n’est pas l’histoire d’un été mais deux, ils se passent dans un même lieu : « la maison bleue » dans deux périodes différentes : une quand Julian est enfant et l’autre une fois adulte.

On commence par découvrir Will chez un psy, cadeau de son ami Harriet pour son anniversaire ; puis le chapitre suivant nous raconte le récit de Julian, fils d’un gardien de prison, le seul lien que j’ai trouvé au départ entre ces deux personnages est France, la mère. Au départ j’étais un peu embrouillée mais l’écriture et l’histoire de Will et Sandy m’a tout de suite, plu et donnait envie de connaître le lien entre ces deux étés.

De chapitre en chapitre, en passant de « la maison bleue » à « l’écumeur des sables » qui est un même lieu de vacances au bord de la mer, je me suis, moi aussi installé dans cette maison si accueillante pour connaître l’histoire de cette famille. J’y ai découvert deux belles histoires d’amour et plein d’autre histoires qui viennent se greffer : la maladie de Frances, l’évasion de Henri…

La richesse de l’écriture et la façon dont est mené le récit est un régal pour le lecteur, malgré des passages un peu descriptif, je ne me suis jamais lassée, heureuse de partager les moindres pensées de ses personnages si humains et sensibles. C’est une très belle découverte, je n’oublierai pas ce livre facilement.



et cetera