Petitepom lit…











Romancier, Garp insère dans le récit tragico-burlesque de sa vie des extraits de son oeuvre, mêlant ainsi la réalité à la fiction au sein même de la fiction. Ce procédé, sans être vraiment original, révèle néanmoins que le monde est pour Garp un univers où c’est l’imagination qui règne. Roman qui mêle allègrement la farce et la tragédie, Le Monde selon Garp montre un univers où les références sont inversées sans tabous : la mère a une virilité d’homme, Robert devient Roberta, les hommes mordent les chiens… Cependant, il reste quelque chose de sacré, un havre de paix rythmé par le ressac et vers lequel la métaphore liquide ramène toujours : la famille. Garp porte le nom de son père inconnu, sa fille comme sa mère se prénomme Jenny et la silhouette de la demeure familiale du New Hampshire ponctue tout le roman comme une promesse de bonheur. Si Le Monde selon Garp connaît un tel succès, c’est sans doute parce qu’à grand renfort de péripéties, à l’image des grands romans picaresques, Irving nous y montre une réalité toute simple. Sana Tang-Léopold Wauters

Il y a peu de temps, je vous parlais de ma lecture de « Une prière pour Owen », lecture que j’ai aimée mais qui fut périlleuse. Un autre John Irving était prévu pour mon Challenge, je me suis donc inscris à une lecture commune pour le lire, mais deux Irving aussi rapprochés quand on a du mal avec l’auteur, cela fait trop. Dès le premier chapitre, j’ai ressenti ce besoin de sauter des paragraphes qui me semble longs et inutiles. Je décidais donc de faire comme à chaque fois avec l’auteur, je pose le livre puis le reprends, mais quand la lecture devient une corvée, il convient d’être honnête, j’abandonne.

Depuis je suis sur le net, beaucoup m’ont conseillé ce livre, quand je révélais ma difficulté avec cette auteur, mais là aussi, c’est un échec ; pour ceux qui pensait que j’aimerais, j’en suis désolé, je n’arrive pas à lire cette auteur et après la 5° tentative ( la veuve de papier, La Quatrième Main, Je te retrouverais et une prière pour Irving) avec ce roman, je peux affirmer : je n’arrive pas à lire ces livres. Je compte pourtant garder cet ouvrage, je ferais peut être une autre tentative, qui c’est !

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Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et ses frères livrent un combat impitoyable à leur mère, une femme odieuse surnommée Folcoche. Largement autobiograhique, écrit comme un cri de haine et de révolte, ce texte se donne à lire comme un exercice de survie. Premier roman de l’écrivain.

Je connaissais cette lecture, découverte dans mes années lycée, j’ai aussi vu le film ; c’est une lecture commune organisée sur le Forum Livr@ddict( ici) qui m’a donné envie de le redécouvrir.

 Tout comme la première fois, j’ai été tenu en haleine par le machiavélisme de cette mère, elle ne cesse d’inventer des tortures pour dominer ses enfants et régner sur son monde.

 Le père docile préfère ignorer ces pratiques pour, il l’espère, épargner ses enfants. Les rares fois où il est seul avec eux, on retrouve un père aimant qui initie ses enfants à la politique et la fierté de leur nom, même s’ils sont à présent des bourgeois sur le déclin, en ce début de XX° siècle. 

 Lu en deux jours, j’ai aimé l’histoire mais aussi la prose très riche d’ Hervé Bazin.



Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, le compagnie de David.

Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ?

Le journaliste qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable…

 C’est un policier assez original, j’ai eu peur que le coté fantastique tourne mal, en effet, c’est parfois le cas dans les histoires de démons, mais là, c’est bien mené et assez « réaliste ».

 Nous sommes en France, tout commence dans un cimetière et dans la maison du fossoyeur où il s’y passe des choses assez étonnantes. Les lecteurs trop rationnels auront peut être tendance à ne pas poursuivre mais l’histoire des démons est bien exploitée, la science vient expliquer les aspects bizarres, même s’il reste des parties obscures dans le récit.

 J’ai bien aimé cette lecture, c’est surprenant, pas trop mal ficelé bien que l’on soit dans le démoniaque, il y a beaucoup d’action et de rebondissements, on ne soupçonne rien, c’est une réussite.



Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu’il était l’instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s’était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?

C’est la première fois que je finis un livre de john Irving et que j’aime, le personnage d’ Owen est hors du commun, je suis tombée sous son charme comme tout les personnages qui l’entourent.

 Ce n’est pas seulement le personnage d’Owen qui m’a intéressé dans ce livre, c’est le regard de l’Amérique dans ces années 50/60 :

-tout d’abord, la façon dont vit la famille de John,  malgré les différences de classe, il y a une communication et une entraide, les barrières sociales s’effacent peu à peu et réunit tout le monde avec la modernité ; l’arrivée de la télé en est l’exemple flagrant.

-l’école est aussi le modèle de celle d’aujourd‘hui en Europe, comme l’arrivée des       Psychologues pour régler les problèmes ; là encore l’école évolue, efface les différences et apportent d’autres méthodes d’enseignement.

L’amitié entre John et Owen est très fusionnelle, Owen est le moteur qui fait avancer John. Cela est très prenant et fait la richesse de ce livre.

 J’ai beaucoup aimé ce récit, sans aucun moment d’impatience comme ce fut le cas à la lecture de « une veuve de papier » et «  la quatrième main » ; comme quoi, il ne faut jamais s’arrêter sur une mauvaise impression.

Ce livre fait parti de mon mini challenge contemporain : N° 15/20



Mine est mariée à Raymond, qui veut fusiller leur chat Bastos, intello et un rien prétentieux, persuadé qu’il se fout de sa gueule. Leur fille Josette vit avec Martial, qui la trompe avec Édith. Lorsque celui-ci meurt dans un accident de voiture causé par un cerf de deux cents kilos, Josette et Édith découvrent qu’elles sont attirées l’une par l’autre. Elles décident alors de quitterla Francepour les États-Unis, Josette espérant y retrouver son père biologique. Et ce n’est que le début du roman ! Quand des choses dingues arrivent à des personnes a priori ordinaires, le quotidien ne tarde pas à voler en éclats !

J’ai beaucoup aimé cette lecture, l’auteur aurait pu parler d’un accident, ou d’un rencontre amoureuse entre deux femmes ou encore d’un grand père et son petit fils qui apprennent à se connaître, mais non, elle aborde tous ces sujets, et bien d’autres encore.

 A travers des chapitres courts, on suit la vie et surtout les rencontres de plusieurs personnages (on peut s’y perdre parfois), dans un petit coin de campagne. L’humour est au rendez vous, j’ai adoré les chapitres où Bastos, le chat nous fait part de ses réflexions.

 J’étais assez curieuse en découvrant le titre, j’ai compris son importance à présent ; ce roman est une série de retrouvaille,  d’amour filiale ou passionnel, un bon moment de lecture



{17 juin 2012}   Le dîner-Herman Koch

Alliance détonante d’une comédie de moeurs à l’humour ravageur et d’un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale. Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d’Amsterdam. Hors-d’oeuvre : le maître d’hôtel s’affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l’affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d’une violence inouïe. Un café, un digestif, l’addition. Reste la question : jusqu’où irions-nous pour préserver nos enfants ?

Ce livre m’a été recommandé par ma bibliothécaire, elle me l’a présenté comme dérangeant, voila de quoi attisé ma curiosité.

 On commence par une histoire simple, deux couple se retrouvent eu restaurant, les deux hommes sont frères, Il y a Serge Lohman, futur candidat au poste de premier ministre ( nous sommes au Pays Bas) et Paul, le narrateur.

Au départ, c’est calme, on sait seulement qui Paul, le narrateur a vu quelque chose sur le portable de son fils qui l’a dérangé.

Alors que l’on suit le déroulement de ce repas : de l’appétitif jusqu’au plat, c’est assez calme, on découvre la vie de narrateur, ses problèmes familiaux, et professionnels ;  il y a bien des pleurs chez les femmes mais on ne sait pas encore de quoi il en retourne ; passé le plat, les choses se précisent et c’est là que j’ai compris le coté dérangeant.

A partir de ce moment, le livre est plus attrayant, malgré que certains passages, où l’on découvre des scènes du passé, soient un peu rébarbatifs ; ce n’est qu’aux derniers chapitres que l’on comprend leur importance.

 J’ai aimé cette lecture pour son sujet qui pourrait amener à débattre d’un sujet difficile à gérer quand cela se passe chez soi ; on est plus intransigeant dans nos décisions quand les drames touchent d’autres personnes que nos proches. Je ne dévoilerais rien, pour ceux qui ont envie de le lire, allez au bout de cette lecture malgré des moments mous, cela faut le coup.



et cetera