Petitepom lit…











« « J’ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p’pa ? Tu avais promis.
– Les voilà », dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.
Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.
Les Martiens étaient là – dans le canal – réfléchis dans l’eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman.
Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l’eau…»

 

J’ai adoré ce Sf, il n’est pas complexe, comme c’est souvent le cas, il y a une continuité simple dans l’histoire et aussi une pointe de poésie.

 De Chapitre en chapitre, on assiste à la colonisation de Mars mais cela est raconté différemment ; en effet, on découvre d’abord la planète à travers un couple de Martiens, puis les premiers hommes atterrissent et meurent , d’autres arrivent un peu plus tard…

Puis finissent par s’installer.

 Ce ne sont pas toujours les mêmes personnages, on lit les expériences de plusieurs, certains reviennent parfois : comme le titre l’indique, ce sont des chroniques.

 Tout cela a une morale, car cette colonisation n’est pas toujours correcte, et on garde un regard sur la terre.

 A la différence des livres de ce genre, Mars est accueillante, elle est décrite comme un Paradis, belle, respirable etc… ; cela donne un coté poétique. De plus certaines chroniques sont puériles mais agréable à lire.

 C’est une belle découverte, une autre façon d’aborder le sujet, j’ai beaucoup aimé.

Le 15° roman SF de mon challenge, plus qu’un pour la médaille d’argent. 🙂

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Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant… Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

Une belle histoire qui finit bien mais pas comme je le souhaitais !

 Ce livre est fait d’échange de mail, la relation virtuel d’Emmi et Léo va évoluer comme toute relation entre un homme est une femme, on fait connaissance mais peu à peu le désir vient, surtout là, où l’autre est à notre image, sans défaut.

 Tout au long de la lecture, j’ai attendu une rencontre, une belle histoire de conte de fée, mais son réalisme est toujours présent, à travers des échanges retenus, calculés : on ressent bien la raison des personnages ; malgré leurs envies, d’autres personnes  de leurs entourage existent et leurs relation ne tourne pas qu’autour d’eux , ce n’est possible qu’ à travers cette échange virtuelle ; passé à un cap au dessus risque d’entraîner des bouleversements, et pourtant….

 J’ai tourné les pages, bercée par l’envie d’une rencontre, et à la fois heureuse de leur décision raisonnable ; à l’image de la vie : complexe et plein d’espoir



{24 octobre 2011}   Ravage-René Barjavel

« – Vous ne savez pas ce qui est arrivé ? Tous les moteurs d’avions se sont arrêtés hier à la même heure, juste au moment où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s’étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n’avez rien entendu, là-dessous ? Moi, dans mon petit appartement près du garage, c’est bien un miracle si je n’ai pas été aplati. Quand le bus de la ligne 2 est tombé, j’ai sauté au plafond comme une crêpe… Allez donc jeter un coup d’œil dehors, vous verrez le beau travail ! »

L’année 2011 arrive doucement à son terme et j’ai un challenge Sf à honorer, je vais donc lire le 14° livre sur 20, je convoite la médaille d’Argent avec 16 livres  🙂

Challenge SF :  ici

 J’aime les romans catastrophes où la technologie humaine déborde, ce roman en ai une réussite.

 Il est très bien construit, une première partie nous décrit le monde vu par Barjavel au milieu de XXI° siècle, l’électricité statique est le moteur des villes nouvelles et des exploitations agricoles ; bien que son imagination soit fertile, il était loin de s’imaginer ce que serait le XXI° siècle et l’Internet, toutefois son monde est une anticipation très probable de l’évolution technologique  du XX° siècle.

 La deuxième partie est la catastrophe, alors que l’homme ne peut vivre sans ses machines électriques, un phénomène inconnu le détraque, et oblige l’humanité à se suffire à elle-même, nous somme dans la nouvelle ville de Paris quand cela survient, au coté de 2 personnages principaux, François, un jeune étudiant de 22 ans et son ami Blanche qui commençait une carrière de chanteuse. La catastrophe va les réunir, ils vont s’entourer d’amis afin de survivre.

 La troisième partie est le voyage de notre petite bande mené par François, vers la Provence où vit la famille de notre héros, le feu et le manque d’eau vont les accompagner durant ce long périple.

 L’écriture est belle, même si ce n’est pas le premier livre du genre que je lis, la plume de Barjavel et son imagination sont plaisantes à lire, le coté démodé de la première partie ne m’a aucunement gêné.



A vingt ans, Brianne rêve d’une grande et belle passion. Mais elle apprend que c’est à un tout autre sort que son beau père la destine : pour elle, il prépare un mariage d’intérêt avec le prince du Qawi, dignitaire oriental richissime mais dont les raffinements pervers alimentent les pires rumeurs. Révoltée, Brianne s’enfuit et trouve refuge chez l’homme dont elle est secrètement amoureuse : le séduisant et ténébreux Pierce Hutton, puissant ennemi de son beau père et du prince, qui vit en solitaire dans une somptueuse villa des Bahamas depuis qu’il a perdu la femme qu’il adorait. Comme elle le supplie de l’aider, il lui fait une offre qui l’arrachera définitivement aux griffes de son beau père et dont elle n’aurait même pas osé rêver : l’épouser. Pendant les quelques jours précédant leur mariage, Brianne croit toucher le bonheur absolu auprès de Pierce qui semble, enfin, éprouver pour elle un puissant désir. Pourtant, leur union à peine célébrée, Pierce la repousse inexplicablement et lui annonce d’un ton glacial qu’il n’a l’intention ni de vivre avec elle ni même de partager son lit…

 Après deux déceptions (mémoire d’une geisha et brothers), j’ai eu envie d’une lecture détente, j’ai donc pioché ce harlequin dans ma biblio, j’ai quelques livres de ce genre, idéale pour faire la transition  entre deux livres plus sérieux, où dans des moments de panne de lecture.

 Brianne est un jeune femme qui rencontre le prince charmant, Pierce, mais celui-ci est veuf et amoureux du fantôme de sa femme ;  Brianne va se retrouver en danger et ce cher Pierce va l’épouser pour la protéger, la suite on l’a connaît …  🙂

 C’est du pure Harlequin, romance et aventure périlleuse, j’ai passé un bon moment avec Brianne pendant les 2 premiers tiers du livre , après j’ai commencé à me lasser, c’est prévisible ; mais pour un moment de détente, c’est idéale.



{20 octobre 2011}   Les Terres saintes-Amanda Sthers

Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte.
[…] David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour. Et enfin son ex-femme, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre. C’est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du cœur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir.

 

C’est un livre qui se lit très vite car il est composé de correspondances, on découvre une famille éclatée à travers leurs lettres et e-mail.

 Il y a Harry qui élève des cochon en Israël, sa femme Monique qui vit à Paris, son fils David avec qui il est fâché car il est homosexuel et Annabelle leurs fille qui sort d’un chagrin d’amour avec un homme marié.

 J’ai eu une préférence pour la correspondance d’Harry avec le rabbin Mosbe qui relate la complexité du peuple Israélien et de cet guerre avec la Palestine ; alors que Monique décrit la beauté de métis de ce pays, Harry et Mosbe parlent des horreurs de ces habitants, un contraste qui décrit bien ce peuple déraciné. 

 C’est un sujet que j’ai déjà abordé, la façon dont il est amené, est nouvelle ;  plus proche du nous car on suit les souffrances, colères et frustrations d’une famille en premier plan, ce qui est une façon plus facile d’aborder ce conflit.



{18 octobre 2011}   Brothers -Yu Hua

A travers le portrait de deux adolescents qui atteignent l’âge adulte au moment où la Chine entre dans l’ère tumultueuse des « réformes » et de « l’ouverture », le roman de Yu Hua oppose les années 1960 et 1970  marquées en Chine par la répression morale et les atrocités politiques  aux vingt dernières années, où les énergies individuelles se libèrent dans un désordre épique. Premier roman chinois à aborder de front la réalité souvent incohérente ou repoussante de la Chine d’aujourd’hui, Brothers, histoire d’une amitié contrariée par les vicissitudes du destin et les passions humaines, est une parabole comique qui, dans son absurdité, touche au plus juste et constitue à cet égard une oeuvre majeure. Une lecture indispensable pour mieux comprendre la Chine à l’orée des J.O. de Pékin en août 2008.
Premier roman écrit par Yu Hua depuis Le Vendeur de sang (1996), Brothers a été publié en deux temps  la première partie en août 2005, la seconde en mars 2006. Le livre a constitué l’événement éditorial de l’année 2006 en Chine où il s’est vendu à près d’un million d’exemplaires.
Malgré ce que laisse supposer le titre du roman, Sun Gang et Li Guangtou, les deux héros du livre, ne sont pas frères : seul le mariage entre le père du premier et la mère du second a uni leurs destinées. Adolescents pendant la Révolution culturelle, ils atteignent l’âge adulte au moment où la Chine entre dans l’ère tumultueuse des réformes et de l’ouverture.
Conçu comme un diptyque, le roman oppose deux périodes aussi différentes que possible : les années 1960 et 1970, marquées par la répression morale et les atrocités politiques ; et les vingt dernières années, où les énergies individuelles se libèrent dans un désordre épique. Malgré de fréquentes ruptures de ton, c’est le burlesque qui domine l’ensemble, et cette tonalité relativement nouvelle chez Yu Hua (qui l’avait cependant utilisée, de manière plus discrète, dans ses deux romans précédents) correspond à un choix délibéré de l’auteur.

J’abandonne ce livre avec regret car le sujet me plaisait mais le style ne me convient pas.

On suit en premier un des deux frères puis survient le remariage de sa mère et l’arrivée de ce demi frère, tout cela en 160 pages là où 20 aurait suffit. En effet, l’histoire tourne en rond, ce n’est que répétition de développement à chaque situation nouvelle, certains passages sont que des paragraphes descriptifs inutiles, de plus l’humour qu’il emploie finit par devenir lourd.

Au départ le coté comique m’a plu, je me suis dit, voila un nouveau style pour aborder un sujet grave qui peut être intéressant mais à la longue, c’est « chiant »( pardon , je n’ai pas trouvé de mot mieux adapté), je suis déçue que la narration soit si pesante, car l’histoire en elle-même est bien.



et cetera