Petitepom lit…











41PKgOqB-EL._SX95_Toutes les nuits, un professeur de lettres fait le même rêve : dans sa grande maison à colonnes blanches, une femme hurle à la mort et l’appelle à l’aide. Nous voilà aux portes de ‘L’ Enfer’. Dante et ses pairs se mettent au service maléfique de treize  sorcières du verbe et la poésie devient la plus cruelle des armes.

Ce sont les dames, elles sont treize :
la N°1, invite ; la N°2, surveille ; la N°3, punit ; la N°4, rend fou ; la N°5, passionne ; la N°6, maudit ; la N°7,empoisonne ; la N°8, conjure ; la N°9 invoque ; la N°10, exécute ; la N°11, devine ; la N° 12, connaît ; « Ne te risque jamais à parler de la dernière, pauvre de toi si tu mentionne la N° 13 ».
Cette histoire de sorcière du verbe est très originale et très prenante, j’ai adoré. 

 

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mincouv60412118.pngPar une froide journée de janvier, une femme disparaît dans l’une de ces banlieues trop propres et trop calmes que le cinéma américain nous a révélées. Le mari semble accepter cette absence et se résigner. Quant à Katrina, leur fille unique, elle croit régler avec un soin méticuleux et lucide ses comptes avec l’image d’une mère destructrice et détestée en secret. Mais alors pourquoi ces rêves obsédants qui hantent ses nuits ? Et comment une mère peut-elle ainsi s’évanouir dans le blizzard et tout abandonner derrière elle ? Laura Kasischke écrit avec une virtuosité glaciale le roman familial de la disparition et de la faute, pour nous laisser transis dans l’angoisse et la fascination de la littérature

J’ai déjà lu 4 livres de cet auteur, je sais que ses histoires finissent de façon fracassantes.
Du coup, en lisant ses livres, je cherche le petit indice pour comprendre la fin, dans celui ci, je n’était pas loin de deviner.
Dès le début, j’ai pensé que le mère était morte, mais qui avait tué cette femme :
sa fille, la narratrice,
le mari
le petit ami de sa fille,
c’était mes 3 suspects.
Katrina nous décrit une mère, plutôt méchante avec sa fille et son mari, une belle femme qui fait attention a son apparence mais aigrie par l’ennui. On sait peu de chose sur le père, qui est plutôt effacé et transparent, ce n’est qu’à la fin qu’une petite révélation nous le dépeint différemment.
J’ai adoré ce roman, c’est peuplé d’indice sur ce qui a pu se passer pour que le lecteur devine, avec encore une fin percutante.



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Dora Tide sait depuis quelques jours qu’elle est enceinte. Une merveilleuse nouvelle qui réveille néanmoins chez la jeune Londonienne de douloureux souvenirs. Il y a onze ans, son très jeune frère, Alfie, a disparu sur la plage. Dora, sa sœur Cassie, leurs parents… Personne n’a réussi à surmonter le drame. Que s’est-il vraiment passé ce jour-là ? De retour sur les lieux de son enfance, Dora n’a qu’un souhait : renouer avec sa famille désunie et laisser, enfin, le passé derrière soi…

Un premier roman émouvant, saisissant de justesse et de profondeur autour d’une famille prisonnière de ses secrets.

Hannah Richell est anglaise. Après une carrière dans l’édition, elle a émigré en Australie en 2005. Aujourd’hui, elle vit à Sydney avec son mari et leurs deux enfants, et se consacre désormais à l’écriture. Un fragile espoir est son premier roman.

J’avoue , je n’aime pas trop les romans quand il y a des disparitions ou morts d’enfants, celui ci a des bonnes critiques, du coups, je me suis lancée.
J’ai bien aimé, revivre la passé dans cette famille malgré le drame qui va s’y dérouler, on sent que tout le monde cache quelque chose, on a envie de savoir la vérité.



bm_3564_583038Pour la jeune Pivoine, recluse dans les appartements des femmes et promise à un mari qu’elle n’a jamais rencontré, la vie est monotone.
Aussi, lorsque dans les jardins de la famille Chen, parmi les senteurs de gingembre, de thé vert et de jasmin, une troupe de théâtre vient jouer son opéra favori, Pivoine supplie ses parents de la laisser assister au spectacle. Sa mère, réticente par souci des convenances, est rassurée par son époux : les femmes regarderont l’opéra derrière un paravent. Mais durant la représentation, la jeune fille s’éprend d’un homme élégant aux cheveux de jais.
Commence alors l’inoubliable récit du destin de Pivoine et de ses amours contrariées. Le nouveau roman de Lisa See nous plonge, dans la Chine du XVIIe siècle, après la chute de la dynastie Ming et la prise du pouvoir par les Mandchous. C’est à un long voyage dans les affres de la passion – et ses conséquences jusque dans l’au-delà – que nous convie Le Pavillon des Pivoines : un roman d’amour fou, imprégné du mystère des traditions chinoises.

J‘ai un avis assez mitigé, sur ce livre, on est à la lisière de l’irréel, j’ai découvert l’auteur avec « fleur de neige« , j’avoue l’avoir préféré.
C est, là encore, l’histoire des femmes en Chine qui refuse le réclusion dans les pavillons pour femmes, elles ont le désir d’écrire et d’exprimer leurs sentiments, pour cela elles créé dans cercles littéraires.
Mais il est surtout question de traditions chinoises et plus particulièrement du culte des esprits et des morts et des rites funéraires, et c’est pour cela que mon avis est mitigé.



sm_7627_aj_m_3261Construit en plein cœur du Caire dans les années 1930, vestige d’une splendeur révolue, l’immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l’Egypte du XXI° siècle naissant.
Dans son escalier se croisent ou s’ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l’affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle et pauvre Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d’un patron…
Témoin d’une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège, celui d’une société dominée par la corruption politique, la montée de l’islamisme, les inégalités sociales l’absence de liberté sexuelle, la nostalgie du passé.
Mais ce roman n’aurait pas conquis un tel nombre de lecteurs dans le monde entier s’il se contentait d’évoquer l’Egypte au tournant du millénaire : en digne héritier d’un Dostoïevski comme d’un Zola ou d’un Mahfouz, c’est bien de l’homme que nous parle Alaa El Aswany, de ses vices et de ses faiblesses, de ses rêves et de ses échecs, et le miroir qu’il tend, pour indulgent qu’il soit, n’en est que plus effrayant.

J’avais déjà lu ce livre, il y a plusieurs années, mais aujourd’hui, au vu de l’actualité, je n’ai pas abordé cette lecture de la même façon.
J’ai trouvé, tout les personnages attachant, et le parcours de chacun en dit long sur la vie en Egypte, en ces années 1990.
Mais c’est surtout le parcours de Taha qui a le plus de résonnance, ce jeune homme rejeté qui décide de devenir un membre du dijhad.
je suis contente d’avoir relu ce livre qui reste une un roman fétiche de ma bibliothèque



{24 février 2018}   Crime d’honneur -Elif Shafak

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« Ma mère est morte deux fois. » C’est par ces mots qu’Esma, jeune femme kurde, commence le récit de l’histoire de sa famille née sur les rives de l’Euphrate et émigrée à Londres en 1970.

L’histoire, d’abord, de sa grand-mère dans le village de Mala Car Bayan, désespérée de ne mettre au monde que des filles, elle qui sait combien la vie ne les épargnera pas. L’histoire de sa mère, Pembe la superstitieuse, et de sa tante, Jamila la guérisseuse, sœurs jumelles aux destins très différents. L’histoire des hommes aussi, celle de son père, tour à tour aimant, violent, fuyant, et celle de ses frères, Yunus le rêveur, et Iskender. Iskender, l’enfant chéri de sa mère, la « prunelle de ses yeux », son sultan. Son meurtrier.
Enfin, l’histoire de ces immigrés qui ont choisi l’exil pour vivre de miracles et croire aux mirages, qui ont choisi la liberté et l’amour quand d’autres restent ancrés dans les traditions et portent au pinacle l’honneur d’une famille.

J’ai beaucoup aimé ce livre, je ne connaissais pas cet auteur , ce fut une belle découverte.
Au départ, les aller retour passé présent déroute un peu, mais très vite tout ce met en place, et cela permet de bien connaître la famille Toprak. Chaque personnages sont très attachants.
Ce livre traite de l’immigration : on commence l’histoire près de l’Euphrate, dans une famille Kurde, puis on va en Angleterre où ils ont décidé d’aller vivre ; et on assiste au contradiction que vit cette famille qui ont du mal à s’intégrer car leurs coutumes et leur façon de vivre sont différentes des Anglais, cela sera l’origine du crime d’honneur dont parle le titre.
J’ai ressenti beaucoup de douceur et d’authenticité dans cette famille auquel je me suis attaché, alors que je referme ce livre, j’ai l’impression de quitter des amis, après avoir passé quelques jour en leur compagnie.



et cetera