Petitepom lit…











412qe4-n5KL._SX210_Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées depuis : tout le monde les appelle “les Suprêmes”, en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont, depuis leur adolescence, fait de L’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de nourritures diététiquement incorrectes tout en élaborant leurs stratégies de survie.
Née dans un sycomore, l’intrépide Odette, qui mène son monde à la baguette, converse secrètement avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son très volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l’existence na cessé de meurtrir. D’épreuves en épreuves, l’indissoluble trio a subsisté contre vents et marées dans une Amérique successivement modelée par les ravages de la ségrégation raciale, l’insouciance des années hippies, la difficile mise en route de “l’ascenseur social”, l’embourgeoisement, sous la houlette des promoteurs immobiliers, des quartiers naguère réservés aux Noirs et les nouveaux catéchismes de la modernité mondialisée.
Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux États-Unis, ce formidable et attachant roman de l’amitié et de la résilience emmené par d’époustouflants personnages et porté par l’écriture imagée et subversive d’Edward Kelsey Moore, s’affirme avant tout comme une exemplaire défense et illustration de humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections.

Je suis très vite rentrer dans l’histoire, les trois personnages principales sont attachantes, on a envie de connaître leurs histoires.
On les retrouve, le plus souvent le dimanche au restaurant, où les souvenirs reviennent, c’est ainsi que l’on apprends le parcours de chacune.
Leur présent aussi m’ a plu car malgré les tourments que la vie leur a apportés, elles restent fortes, avec cette pointe d’humour afro-américains que j’adore.
J’ai refermé ce livre avec regret, je serais bien restée plus longtemps en leurs compagnies. Un vrai coup de cœur.



510U+mI2-LL._SX210_Joël Dicker ne quitte pas la côte Est. Le Livre des Baltimore, son prochain roman, en librairie le 1er octobre, se situe toujours à flanc d’océan. Et l’on retrouve surtout Marcus Goldman en personne, le héros de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert.

Il quitte pour cela New York et son hiver glacé pour la touffeur tropicale de Boca Raton en Floride. C’est là qu’il décide d’écrire sur sa propre famille. Marcus vient des Goldman de Montclair : classe moyenne, maison banale à Montclair, petite ville dans la banlieue de New York. Rues à la Hopper, avec maisons de briques. Marcus a grandi dans la fascination pour l’autre branche de la famille, les Goldman de Baltimore, le grand port sur l’Atlantique, porte d’entrée historique pour de nombreux migrants. Ces Goldman-là habitent une grande demeure somptueuse dans la banlieue riche de la ville. L’oncle Saul est un avocat de renom. Tante Anita est médecin à L’Hôpital John Hopkins. Il y a aussi Hillel, leur fils, provocateur inspiré, et Woody, fils adopté par le couple, sauvé des gangs et qui rêve d’une carrière dans le football.

J’ai adoré  » La vérité sur l’affaire Harry Quebert« , du coup, j’ai eu envie de lire ce roman du même auteur.
Au début, j’ai été déçu qu’il n’y ai pas la part de mystère comme dans  » l’affaire Harry Quebert » mais, je me suis attachée aux personnages. J’ai aimé connaître l’enfance et l’adolescence du narrateur avec ses 2 cousins.
Puis on nous parle d’un drame survenu entre les 3 cousins, l’envie de continuer est enfin là.
Ce qui fait la richesse de ce roman, c est la construction, l’auteur sait amené les évènements par petites doses, au bon moment. Ce fut en fin de compte un bon moment de lecture, en compagnie du gang des Golman.

 



CVT_La-colline-aux-esclaves_4478À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions…
En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d’une jeune métisse, Belle. Mais c’est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d’autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

J’ai bien aimé cette histoire, une jeune orpheline blanche se retrouve parmi les esclaves noirs dans une plantation, mais sa couleur de peau va la propulser dans le monde de blanc, nous découvrons la vie dans les plantations vu des deux cotés, celle des esclaves et celle des maitres.



cvt_Parce-que-cetait-nous_4288Rachel, vient de se séparer de son fiancé après treize ans de relation. Son monde s’écroule… C’est alors qu’elle recroise Ben, son meilleur ami de fac, charmeur malgré lui, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans. Ben est désormais marié et il est devenu avocat. Rachel, elle, est journaliste judiciaire. Alors même qu’ils s’occupent d’affaires matrimoniales peu commodes, il semblerait qu’une évidence de toujours se révèle à eux…

Au vu de la couverture et du résumé, je m’attendais à un drame autour d’un amour perdu et en fait, pas du tout, c’est une belle romance.

Deux amis d’universités qui s’aiment mais ne passe pas à l’acte par peur, ou  par l’idée reçu sur les intention de l’autre a quelque chose de bien réel et c’est ce qui fait le charme de ce livre. On se retrouve dans ces personnages indécis.



{21 mars 2017}   Secrets -Eun Hee-Kyung

sm_cvt_Secrets_4649A la mort de son père, Yeongjun, cinéaste audacieux mais homme taciturne et sans attaches, revient dans sa ville natale qu?il a quittée il y a vingt-cinq ans. Il y rencontre son frère et apprend que sur son lit de mort, leur père les a chargés d?une étrange mission : vendre la maison de leur enfance et faire don du fruit de la vente à une inconnue. Dès lors se lèvent les échos bruissants du passé, réveillant rêves et souvenirs, ranimant la violente rivalité des frères au temps où ils se disputaient l?attention d?un père dominateur qui a façonné leur personnalité et leur devenir d?homme. Vérité et mensonges, secrets et malédictions, amours cachés et haines anciennes se révèlent un à un, tissant une toile d?une complexité fascinante, reliée à l?histoire de la Corée tout entière. Une quête sur la filiation et la transmission familiale au sein de la modernité, et un roman ample et grave, d?une émouvante mélancolie. Car que savons-nous de la vérité profonde des êtres qui nous furent proches, et même du c?ur brûlant qui alimente notre propre volonté de vivre et d?aimer ?

L’idée du départ est bonne, un secret dévoilé peu à peu dans une famille après le décès du père ; mais la façon dont c’est mené l’est moins. L’histoire est brouillon, certains passages sont utiles pour connaître cette famille, mais on attends toujours quelque chose de ses découvertes sans satisfactions. Certains passages sont même inutiles à l’histoire et n’apportent rien. Dans l’ensemble, c’est agréable à lire car on s’intègre au sein de cette famille, dans l’ attente de ce secret qui se révèle peu révolutionnaire.



418KmBLagaL._SX95_En acceptant sur le tard d’épouser Richard, Rachel Crofton croyait enfin échapper à son destin de gouvernante. Hélas, derrière le négociant en vins affable, bien introduit dans la bonne société de Bath, se cache un homme colérique, opportuniste et pingre.

Pour tromper l’ennui et les regrets, Rachel accepte la proposition de lady Alleyn, figure de l’establishment, qui recherche une dame de compagnie pour son fils, Jonathan, vétéran de la guerre d’Espagne.

Dès sa première visite, Rachel comprend que les belles apparences masquent de profondes failles : pourquoi Jonathan réagit-il si fortement à sa vue ? Ses traumatismes sont-ils uniquement liés à ses souvenirs de guerre ? Que complote Starling, la petite servante ? Quelle emprise lady Alleyn exerce-t-elle sur ces esprits troublés ?

Et surtout, qui était Alice, la fiancée de Jonathan, disparue sans aucune explication ?

Décidée à percer le secret de la maison Alleyn et à sauver Jonathan du mal qui le ronge, Rachel n’a bientôt plus qu’une idée en tête : découvrir la vérité à propos d’Alice…

Malgré l’épaisseur de ce livre, je l’ai très vite lu ; il est prenant. Comme son titre le dit, on cherche la vérité sur Alice qui a disparu, mais il y a plus que cela. La ressemblance d’Alice avec Rachel, la principale narratrice, les troubles et les dires de Jonathan, l’amoureux d’Alice, le comportement étrange du mari de Rachel et de son père, tout cela alimente le suspense, beaucoup de secrets tourmentent les personnages.



et cetera