Petitepom lit…











CVT_Le-Maitre-et-Marguerite_2577Pour retrouver l’homme qu’elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable. Version contemporaine du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, Le Maître et Marguerite est aussi une des histoires d’amour les plus émouvantes jamais écrites. Mikhaïl Boulgakov a travaillé à son roman durant douze ans, en pleine dictature stalinienne, conscient qu’il n’aurait aucune chance de le voir paraître de son vivant. Écrit pour la liberté des artistes et contre le conformisme, cet objet d’admiration universelle fut publié un quart de siècle après la mort de celui qui est aujourd’hui considéré comme l’égal de Dostoïevski, de Gogol et de Tchekhov réunis.

Ce roman comprend 1 histoire principale et 2 annexes, ces dernière sont :
-le roman écrit par le Maitre qui se passe à Jérusalem sous Ponce Pilate
-Le bal donné par Satan où Marguerite en est la Reine, afin de retrouver son amant : le Maitre
Le récit principal à lieu dans un Moscou des années 1930, un magicien de magie noire s’en prend à des gens, principalement issu du milieu littéraire ; Il leur joue des mauvais tours.
Tout cela en fait un roman original, avec beaucoup d’humour, j’ai passé un moment délicieux à lire cette version fantastique hors du commun.

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{17 septembre 2018}   Le gang des rêves -Luca Di Fulvio

513Ydwk8reL._SX95_New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.
Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’’amour ?

J’ai un avis mitigé sur ce roman, au début l’histoire de Cella et Christmas est prenante, ainsi que la rencontre de Christmas et Ruth. Mais arrivé à la moitié, le récit va plus lentement, ca reste intéressant, on suit le parcours difficile de Christmas dans un quartier de NY ou il y a peu de facilité d’ascension ; Christmas est plein d’audaces qui vont lui réussir. Si on s’en réjoui, cela est un peu long à venir. Quand au parcours de Ruth, j’avoue que son comportement m’ a agacé parfois, rallongeant l’histoire inutilement.



{23 août 2018}   4 3 2 1 -Paul Auster

616ibcYd8UL._SX195_À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Ham- bourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine qui franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l’ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le “maître de Brooklyn” arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps.

Voila un pavé qui n’est pas simple à lire, il est judicieux de se munir d’un papier et d’un crayon pour prendre des notes, car chaque chapitre nous plonge dans un scénario différent.

Deuxième difficulté : les longues descriptions et des paragraphes à rallonge et fastidieux pour moi.

Toutefois, j’ai trouvé cette façon de nous raconter 4 possibilités de la vie d’Archie intéressante et originale.



7623_1578020Rarement une voix avait su captiver l’imagination des lecteurs et des critiques comme celle de John Irving, dans le Monde selon Garp, son premier roman traduit en français. Une fois encore, avec son nouveau livre, l’Hôtel Nezv Hampshire, chacun se laisse envelopper et séduire par un univers tout aussi étrange et désarmant : celui de l’excentrique famille Berry.
Car, comme l’explique John – narrateur et troisième rejeton de cette famille qui comprenait cinq enfants, un ours et un chien nommé Sorrow : « Notre histoire favorite concernait l’idylle entre mon père et ma mère : comment notre père avait fait l’acquisition de l’ours; comment notre père et notre mère s’étaient retrouvés amoureux et, coup sur coup, avaient engendré Frank, Franny et moi-même (« Pan, Pan, Pan!» disait Franny) — puis, après un bref intermède, Lily et Egg (« Paff et Pschitt! » disait Franny).
C’est ainsi que la voix de John Berry, tour à tour nostalgique et passionnée, nous relate son enfance et celle de ses frères et sœurs dans trois hôtels et sur deux continents différents. « La première des illusions de mon père était que les ours peuvent survivre à la vie que mènent les humains, et la seconde que les humains peuvent survivre à la vie que l’on mène dans les hôtels. » Ce qu’il advint des rêves de Win Berry et comment ces rêves influèrent sur la destinée de ses enfants, tel est le sujet de ce roman grave et hilarant dû à « l’humoriste américain le plus important de ces dix dernières années », selon les termes de Kurt Vonnegut.

J’ai attendu les vacances pour lire ce pavé, John Irving est un auteur qui peut être pénible à lire car il a des passages longs et une écriture parfois un peu brouillon. Jusque là je n’étais arrivé qu’ à finir qu’un de ces livres  » une prière pour Owen » après plusieurs abandon « le monde selon Garp »,  » je te retrouverais »… . Une amie qui aime l’auteur m’a conseillé ce livre, j’ai donc suivi son conseil.
J’ai bien aimé l’histoire de cette famille peu ordinaire, la première moitié du livre est intéressante, John nous parle de sa famille : un grand père sportif, un père aventurier, des frères et soeur hors du commun, mais à la moitié du roman, j’ai retrouvé, durant 2 chapitres ce que je redoute chez cet auteur, c’est long, confus, j’ai sauté quelques paragraphes. Puis cela redevient intéressant et l’histoire avance de nouveau.
J’ai un autre roman de John Irving dans ma PAL, je me le réserve pour les prochaines vacances, sachant qu avec lui, il faut s’attendre à des passages fastidieux mais l’originalité de ses histoires vaut le coup d’aller au bout.



{28 juillet 2018}   Vies éclatées -Joy Fielding

41FH3GJFSDL._SX95_Psychothérapeute, Kate Sinclair résout les problèmes des autres tout en menant une vie de famille heureuse… Mais quand sa demi-soeur lui annonce son intention d’épouser un homme jugé pour le meurtre de treize femmes, le bel édifice chancelle. En voulant protéger les siens Kate provoque la colère et la haine. Peu à peu le havre de paix familial est insidieusement envahi par les conflits, les désirs malsains, les rancoeurs trop longtemps tues, les déchirements, la violence… Au coeur de cette tempête : le meurtrier, son goût de la manipulation, son art de fasciner ses victimes, son amour du sang. Avec quelles armes Kate va-t-elle pouvoir combattre la bête qui s’est glissée dans sa maison, dans sa famille, dans son couple ?

J’ai bien aimé relire ce roman, le résumé m’a donné envie de le relire, car je n’en gardais aucun souvenirs.
Il est peu courant qu’on est une soeur, amoureuse d’un tueur en serie, la narratrice a beau être thérapeute, sa vie privée lui échappe, entre sa soeur immature, une mère qui perde la tête et une fille en crise d’adolescente, c’est plutôt difficile de tout gérer.
Sa soeur et son amour pour un tueur en série est au coeur de l’histoire, on sait dès le départ qu’un drame va se dérouler au sein de cette famille.
Je me suis attachée aux personnages, Ce n’est ni un policier ni un thriller, l’histoire avance doucement, mais c’est tout de même prenant, car on est dans l’attente d’un évènement qui va faire couler le sang.



41R9VBr9InL._SX95_Maisons hantées, maisons interdites. La vieille ferme des Medlock. La ferme Défense d’entrer disaient les panneaux mais nous entrions quand ça nous chantait. Défense d’entrer Interdit de chasser Interdit de pêcher sous peine de poursuites mais nous faisions comme il nous plaisait car qui était là pour nous en empêcher ? J. C. O. Les monstres et les spectres qui hantent les seize nouvelles de ce recueil sont d’autant plus effrayants que ce sont des créatures du quotidien – époux, pères, mères et enfants -, qui habitent un monde apparemment innocent et familier, mais que Joyce Carol Oates nous révèle sous une tout autre lumière : celle des peurs et des obsessions tapies en chacun de nous. Ces nouvelles dépeignent un univers où le fantasme et le réel se mélangent et se confondent, où la violence fait irruption dans des situations banales. Un hommage à Edgar Allan Poe et Henry James. Frissons garantis.

j’aime beaucoup cette auteure, son écriture est un régal, par contre j’ai parfois du mal à voir où elle veut nous mener, ces nouvelles sont un peu confuses avec des fins très frustrantes.



et cetera