Petitepom lit…











{29 septembre 2012}   Tess d’Urberville-Thomas Hardy

Séduite et abandonnée par un hobereau, Tess voit mourir son enfant. Aimée puis épousée par Angel Clare (qui, en apprenant sa faute, l’abandonne, puis tente de la reconquérir), meurtrière par amour, elle sera pendue.

Un grand classique anglais où la fatalité mène le jeu en dehors de toute morale et de tout préjugé social. Porté à l’écran par Roman Polanski, avec Nastassja Kinski.

Je suis allée au grenier, pour ressortir ce livre des cartons où il était stocké, c’est une lecture commune qui m’a donné l’idée de le relire. L’edition France Loisir  de 1981 montre une jeune fille avec un bébé dans les bras, cette image est peu représentative du contenu du livre  car la période où elle se retrouve avec son enfant est assez courte, mais il est le déclencheur de sa vie futur, sa morale en sera tachée.

L’écriture est très riche, les décors sont détaillés, nous voyons la modernité dans les fermes et les petites industries, les paysages, certains passages sont un peu longs mais j’ai quand même eu plaisir à les lire.

Le personnage principal est Tess, alors que ses parents sont vaniteux, espèrant que Tess sortira de sa condition par un beau mariage, Tess est plus réaliste, même si elle se laisse séduite, elle n’est pas naîve. Ces choix sont murement réfléchis.

Le début du livre est sans surprise, on se doute de la tournure des évènements, la jeunesse de Tess nous fait comprendre ses erreurs, la femme adulte est plus imprévisible, jusqu’au drame final.

J’ai bien aimé ce classique, je ne l’aurai peut être jamais relu sans cette lecture commune, ce n’est pas le genre de roman que j’affectionne mais je suis agréable surprise par le plaisir que j’ai pris à le lire.

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Smithy Ide, 43 ans, est un solitaire obèse, accro à l’alcool et au tabac, qui travaille dans une fabrique de jouets à Rhode Island. Lorsque ses parents meurent accidentellement, il enfourche sa vieille bicyclette d’enfant et se lance dans un voyage épique qui lui donnera la chance de se réaliser comme individu. En pédalant à travers l’Amérique, il subit de multiples épreuves. Premier roman.

J’ai acheté ce livre dans un lot à emmaüs, puis oublié dans un coin de ma biblio, pensant lire une histoire un peu ennuyeuse où un anti héros se cherchait tout le long du livre. Puis je suis tombée sur l’avis d’une blogueuse qui m’a donné envie de ressortir ce livre enfoui sous la pile d’oubliée.

 Dès les premières pages, j’ai aimé Smithy, un personnage simple et attachant, son périple à travers l’Amérique est riche en rencontre. Nous suivons parallèlement son présent et son passé : le présent est comme un renaissance, Smithy change, devient plus mince, ne fume plus et ne boit plus, il retrouve son équilibre physique et mental ; alors que son passé, avec l’histoire de sa sœur, est une descente aux enfers, Smithy est tombé dans la dépression, ne se nourrissant plus que de bières, de bretzel et cigarettes.

J’ai fait une belle ballade avec Smithy, lui sur son vélo et moi m’imaginant à ses cotés, ces rencontres sont le reflet de l’Amérique, des personnages  très variés. Voila un livre que je n’aurai pas ouvert à cause d’un titre trompeur et mal interprété ; car après avoir été parmi les oubliées, il est a présent parmi mes préférées.



Akhila, femme célibataire de 45 ans, qui a jusqu’à maintenant consacré sa vie à sa famille, a décidé de tout changer, de penser un peu plus à elle et elle décide donc de partir…pour un long voyage en train. Dans le compartiment,le temps d’une nuit, elle fait la connaissance de 5 autres femmes, compagnes de voyage,  toutes d’horizons différents.

J’ai été, dès les premières pages, emportée avec Akhila dans son long voyage…

J’aime découvrir, comment vit-on dans des pays étrangers, à travers le récit des femmes. Ce roman a répondu à mes attentes.

Nous découvrons la vie d’Akhila, fille aînée d’une famille sans père qui tient le rôle de chef de famille et travaille pour souvenir au besoin de sa mère et ses frères et sœurs ; elle a pendant 40 ans eu une vie amidonnée dans une routine  pour permettent à sa famille de vivre ; elle se demande aujourd’hui si elle doit continuer à être seule ou à partager sa vie avec un homme. Alors qu’elle prend le train, elle rencontre 4 femmes qui durant le trajet vont témoigner de leur quotidien.

Le récit d’Akhila est entrecoupé de celles, de Janaki, qui eu un mariage programmé dès sa naissance, de Sheela qui nous parle de son deuil, de Margaret qui se maria par amour, Prabha Devi la coquette qui aimait s’amuser ,et Mari qui  adu renoncer au mariage pour déshonneur.

Toutes ces histoires de femmes racontent un évènement qui berce la vie de toutes les femmes sur terre ; J’ai beaucoup aimé leurs récits, je fus contente de la décision d’Akhila . Ce roman est très riche, il a répondu à mon attente, de découvrir la vie des femmes indiennes.



In the Country of Last Things est le titre original du Voyage d’Anna Blume. De ce  » pays des choses dernières  » où elle tente de survivre au froid, aux prédations et au désespoir, Anna Blume – venue chercher son frère disparu, William – écrit une longue lettre dont on ne sait si elle trouvera jamais son destinataire : ses errances dans une ville aux rues éventrées, sa lutte pour subsister parmi les  » chasseurs d’objets  » et les  » ramasseurs d’ordures « , la mort omniprésente, la difficulté de vivre des amours durables… revêtent ici une force symbolique d’une actualité étonnante. Et cette lettre, en même temps qu’elle éveille en lui un passé de terreurs et d’apocalypse, interroge d’insidieuse façon le lecteur sur son rapport au monde… et au langage.

Lors de la lecture de «Dans le scrïptorium   », Paul Auster, fait référence à ces personnages comme des personnes qui ont fait parti de sa vie ; L’univers de PA est particulier, pas facile à aborder mais une fois pris au jeu, on se laisse tenter et on apprécie ses livres.

Dans le scrïptorium, il est question de Benjamin Sach, personnage de » Léviathan » que je connais, de Paul Quinn aussi, héros de « la trilogie New-yorkaise », mais je ne connais pas Anna Blume et j’ai eu envie de découvrir ce personnage.

Dans la même lignée que « moi qui n’ai pas connu les hommes » de Jacqueline Harpman ou «  le dernier homme » de Margaret Atwood, je me suis retrouvée dans un paysage apocalyptique comme je les aime ; alors que nous découvrons comment vivent les Hommes et Anna dans cette ville, nous attendons de connaître les raisons. Mais si c’était les hommes eux même, leur égoïsme, leur gaspillage qui avait amené le monde civilisé à devenir aussi cauchemardesque.

Je me suis régalé à lire ce livre, ce témoignage fait réfléchir, comment survivent-ils, nous en savons peu, laissant le lecteur s’imaginer le pire ; la plume de Paul auster est super, il est à ce jour mon préféré.



{19 septembre 2012}   Une promesse-Sorj Chalandon

Coup de coeur

Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close.Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.

Il m’est très difficile de parler de ce livre, tout est dans le ressenti et je ne trouve pas les mots pour les exprimer.

Nous comprenons très vite de quoi il est question mais cette promesse dont on ne sait rien, donne envie de le lire jusqu’au bout pour afin savoir pourquoi. Les explications viennent doucement en même temps que le deuil se fait, que le monde  des vivants et celui des morts s’éloigne l’un de l’autre.

Une histoire de fraternité autour d’un couple qui a été très présent dans la vie de chacun mais il faut apprendre à vivre sans Fauvette et Etienne. Pourtant ils attendent leurs visites quotidiennes, certains poussent la porte de Ker Ael, d’autres font juste du bruit pour tromper la lampe.

Une fois la dernière ligne lue, j’ai du mal à quitter ces gens simples mais avec de si noble valeur, lisez ce livre, il refera vivre le temps d’une lecture Fauvette et Etienne.



Chez les Mulvaney, on forme une famille unie, soudée, aimante, une joyeuse tribu composée du père Michael, chef d’entreprise, des quatre enfants, Michael Junior, Patrick, Marianne et Judd, le narrateur, et de Corinne la mère, un rayon de soleil, dynamique et débordante de charité chrétienne. Bien qu’un drame couve on le pressent dès le début du roman pendant des années rien ne perturbe ce paradis familial. Mais, un jour de 1976, par une belle soirée de fête au collège, Marianne est violée. La famille entière sombre dans la sordide réalité de l’Amérique rurale. Désirs de vengeance, peurs, chacun à son tour quitte la maison. Seule Marianne garde la nostalgie du passé. Récit d’une traversée du désert, d’une déchéance annoncée, la saga de la famille Mulvaney tire pourtant sa révérence sur une note d’espoir. Un grand roman classique et séditieux, à la sauce américaine.

J’y ai retrouvé les passages trop descrïptifs mais ceux là, sont peu nombreux et suivis de passages très beaux, car l’écriture est très imagée, on est invité dans cet famille ; les descrïption permettent au lecteur de bien connaître cette famille mais aussi leur codes, leur façon de vivre, leurs environnement, on peux dire « je connais les Mulvaney » ; c’est la richesse de la plume de J.C.Oates. Certains passages, comme l’itinéraire pour accéder à leur ferme ou l’énumération de pendules de la maison est un peu rébarbatif mais je dois dire qu’a certain moment, j’entendais le tic tac des ces pendules, derrière les dialogues des personnages.

J’ai accepté de passer outre ces descrïptions car dès le départ, un évènement terrible plane, peu à peu, en faisant connaissance de cette famille aisée et bien ancrée dans cette contrée provinciale, nous apprenons la vérité. Les Mulvaney sont une famille modèle, avec de belles valeurs morales, intégrés dans la bonne société, jusqu’en 1976 où tout bascula.

La richesse de ce livre est dans les personnages, plus que dans l’histoire, il s’y passe peu de choses mais  beaucoup de sentiments, nous assistons à l’évolution de cette famille meurtrie qui va s’éclater.

Encore une fois le livre est un peu trop long, je l’ai fini pour savoir jusqu’où cette famille va se perdre, mais la 2° partie du livre est toujours intéressant mais entrecoupé de moment plus ennuyeux, on est installé dans cette famille et on en sait assez, on a envie de plus de faits.



et cetera