Petitepom lit…











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Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région. Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre la Prusse et sous la menace d’une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Certains s’efforceront d’arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux. Mais si peu. Seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver. En vain. La barbarie l’emportera…

130 pages de barbarie, on assiste à la folie d’un village qui, par mégarde, s’en prend à l’un des leurs ; les villageaois, enivrés par le vin sont méconnaissables, transformés en bête feroce.

le lecteur suit, avec horreur le calvaire du bourreau au main de ses proches qui ne le reconnaissent plus.

Un petit livre à decouvrir!

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{27 mai 2013}   D’acier-Silvia Avallone

41fDgXuNasL__SL160_Anna et Francesca ont treize ans, presque quatorze. C’est l’été à Piombino, ville désolée de Toscane bien loin de l’image de carte postale que l’on peut s’en faire quand on n’est pas d’ici. Chez elles, pas de vignes et Florence et son art sont bien loin. Leur quotidien : des barres d’immeubles insalubres et surtout l’aciérie, personnage monstrueux qui engloutit jour et nuit tous les hommes du coin.

Les hommes, ils ne sont pas à l’honneur dans le roman de Silvia Avallone. Le père d’Anna est un fantôme, un voyou du dimanche qui réapparait quand ça lui chante. Celui de Francesca nous est présenté dès les premières lignes, puissantes, comme un homme qui épie sa fille aux jumelles pendant qu’elle joue sur la plage, obsédé par ce corps qui se transforme, irrémédiablement, malgré les coups qu’il lui porte, ce géant sans cervelle.

 

Vous connaissez surement la serie « Desperate housewives », ce livre est tout son contraire : nous ne sommes pas dans une belle banlieue américaine, mais dans une cité industrielle en Italie.

Deux familles d’un immeuble, avec vu sur la mer, est mises en avant, deux fillettes de 13 ans en sont le centre, leur amitié est riche, elle découvre l’amour, les joies d’etre grandes, mais aussi, les peines, les séparations, les coups dures de la vie…

Les personnages sont très attachants, on les aime tous car ils ont une vie prè-écrite dans un milieu où il n’y a peu de sortie de secours, même Elena qui a  réussi professionellement, sera à son tour touché. Leur vie tourne autour d’un aciérie, seul moyen de gagner de l’argent, même ceux qui essaie d’autres moyen n’accédent pas à la richesse qu’ils espèrent, mais le rêve les fait avancer.

c’est un gros coup de coeur pour moi, j’ai passé un très bon moment avec ce livre.



sans-titre

Eté 1623 : la guerre de Trente Ans s’est étendue à tout le Saint Empire romain germanique, lequel connaît certaines des heures les plus tragiques et sanglantes de son histoire. Grâce au dragon qui la protège jalousement, Wielstadt a jusqu’alors échappé aux massacres. Mais l’immense cité est devenue le lieu privilégié des affrontements entre le Bien et le Mal. Aidé de trois terrifiants spadassins surgis des Enfers, un puissant démon à visage humain vient ainsi d’y élire domicile pour accomplir de sinistres desseins. Seul le Chevalier Kantz, un exorciste en armes au passé mystérieux, grand connaisseur de la Kabbale et combattant redoutable, est à même de s’opposer au démon et d’empêcher le pire. Mais, pour cela, il lui faudra d’abord déjouer les intrigues de la Sainte-Vehme et résoudre le mystère d’une prophétie longtemps tenue secrète par les templiers…

Alors que je lis ce 2° tome, je ne retrouve aucun souvenir du premier, pourtant lu, il y a peu ; je n’ai jamais aimé cet auteur, ces romans sont trop décousus, j’ai du mal à suivre. Il est apprécié sur la toile, et cela m’incite à le lire, mais la magie n’opère pas.

J’en suis à la moitié, et je ne comprends rien ; Le personnage principal, Kranz se bat contre des spectres, je ne sais ni ou il est, ni d’où il vient et le pourquoi de tout cela ; on passe d’une scène à une autre sans transition, l’ennui me guette, j’abandonne cette série.

J’ai lu ce livre dans un cadre du challenge « effet boule de neige » que vous pouvez retrouver sur le forum  » l’âme du livre »

 

 



{10 mai 2013}   Les autres- Alice Ferney

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Caractère : n. m. Manière habituelle de réagir, propre à chaque personne. Et juste en dessous : Personnes susceptibles s’abstenir. Voilà ce qui était écrit en gros sur le couvercle. Ce jeu a reçu une récompense au Festival international des nouveaux jeux de société. Je ne m’arrête pas à ce détail positif, j’imagine le chambardement qu’il peut susciter dans notre groupe. Un jeu de miroir tient nos relations dans le monde des ombres et des reflets. Personnages et Caractères propose d’éclairer cet imbroglio. Mais justement, faut-il faire la lumière ? Je suis de l’avis de Fleur : c’est prendre des risques. Théo lit la règle du jeu avec un sérieux d’enfant. On dirait que lire à voix haute le protège de comprendre ce qu’il annonce. Et Niels s’amuse, se frotte les mains, il assistera en direct à une expérience psychologique. C’est bien digne de lui d’avoir offert ce cadeau.

Dans une première partie on découvre petit a petit les personnages, leurs pensées, leurs secrets, leurs peurs….
Mais à fur et à mesure des pages, la maison si accueillante du début du livre finit par dégager une ambiance qui se gâte, la suite devient explosive. Même si les pensées des personnages nous ont mis sur la voie, il est intéressant de suivre l’évolution de ce jeu.

Durant le dialogue, certaines pensées dévoilées en 1° partie reviennent, j’aurai préféré les avoir en même temps.

La construction de ce roman est originale, intrigante; du coup, dans la 2° partie, j’ai eu une impression de déjà vu , de tourner en rond, je l’ai parcouru sans grand intérêt. Et pourtant dans l’ensemble, je dirai que j’ai aimé ce livre, être un spectateur de ce jeu m’a plu.



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Alors que chaque concert lui vaut un triomphe et qu’il se trouve au sommet de sa gloire, le chef d’orchestre Alexis Kandilis commet une indélicatesse dont les conséquences pourraient être irrémédiables. Sa réputation est ébranlée. Aux déceptions et revers qui s’ensuivent il oppose la certitude de son destin d’exception. Mais les blessures les plus anciennes se rappellent à son souvenir. L’insidieux leitmotiv des Kindertotenlieder – Les chants des enfants morts – de Gustav Mahler lui chuchote sans répit le secret qu’il voudrait oublier. La chute est inexorable. Seules l’amitié ou la confiance de quelques proches semblent l’ouvrir à une autre approche de son talent, susciter en lui un homme nouveau, dont la personnalité glisserait de la toutepuissance à la compassion, de l’arrogance à l’empathie profonde. Se dessine peut-être une métamorphose…
Roman haletant, parcours exalté, bouleversé par les véhémences de la musique, Prince d’orchestre est aussi une réflexion sur la part d’imprévisible que contient toute existence, sur la force du hasard et les abîmes de la fragilité humaine, sur les souffrances que convoque, apaise, et souvent transcende l’inépuisable fécondité de l’art.

Alexis Kandilis est un chef d’orchestre de renommée mondiale au sommet de sa gloire. Lorsque son univers commence à s’effondrer, c’est au coeur de la musique qu’il trouvera les forces nécessaires pour sortir de la tourmente.

C’est livre qui se lit assez vite, malgrè que l’on soit  dans un l’univers musical ; les chapitres qui décrient les concerts, dirigé par le maitre, n’est pas rébarbatif ; la novice que je suis, en la matière, ne m’a pas gêné malgré des moments d’incompréhension.

Quand le maitre dirige son orchestre, on lit des passages plus techniques mais cela sont peu nombreux ; car très vite, Alexis paye pour son orgueil et sa carrière dégringole, aussi vite qu’il est devenu un prince d’orchestre.

Malgré ses épreuves, il restera un homme fier et odieux ; le lecteur est, à la fois, outré et heureux de son malheur.

J’ai bien aimé cette lecture qui parle du hasard de la vie, et de sa justice ; la fin apporte un moment de bonheur et une morale réconfortante.



et cetera