Petitepom lit…











{30 décembre 2013}   Fleur de tonnerre-Jean Teulé

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Hélène Jégado a tué des dizaines de ses contemporains sans aucune raison apparente.
Quels secrets renfermait cette tête qui, le 26 février 1852, sur le Champ de mars de Rennes, roula dans la corbeille de la guillotine ?

C’était au temps où l’esprit des Lumières et le catéchisme n’avaient pas soumis l’imaginaire populaire aux lois de la raison et du Dieu unique. Partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents fous de l’Atlantique, couraient les légendes les plus extravagantes.
Le soir, au creux des fermes, on évoquait inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu’on savait responsables de la misère et des maux qui frappaient sans relâche. De tous, l’Ankou, l’ouvrier de la mort, était le plus craint, et c’est cette terrible image qui frappa avec une violence inouïe l’esprit de la petite Hélène Jégado. Blottie contre le granit glacé des gigantesques menhirs, l’enfant minuscule se persuada qu’elle était l’incarnation de l’Ankou. Elle devait donc tuer tous ceux qui se trouveraient sur sa route et remplit sa mission avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang.
Après avoir empoisonné sa propre mère qui l’avait surnommée « Fleur de tonnerre », elle sillonna la Bretagne, éliminant sans la moindre hésitation tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette cuisinière si parfaite. Elle tuait tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards et nourrissons. Elle empoisonnait dans les maisons, dans les presbytères, dans les couvents, dans les bordels. Et elle était si bonne, si compatissante aux chevets des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein.
Au contraire, on plaignait cette personne si dévouée que la malchance conduisait toujours dans des familles victimes de la guigne. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre, le jour où elle s’attaqua à un ancien juge, expert en affaires criminelles.
Hélène Jégado reste la plus grande « serial killer » de France et, sans doute, du monde entier.

En cette période où les séries comme « Dexter », et des livres comme « l’employé modèle » et  » le tueur intime », font des tueurs en séries des héros, ce livre nous témoigne d’un fait divers, relatant la vie d’une des premières tueuses en séries connues de France.

Se faisant embaucher comme cuisinière dans une partie de la Bretagne, elle commettait ses crimes, persuadé d’être en mission. De chapitre en chapitre, nous suivons ses meurtres, de maisons en maison…

J’ai apprécié cette lecture et retrouvé avec plaisir la plume de jean Teulé. petit bémol, toutefois, j’aurai aimé que la dernière partie, le procès soit plus étoffé.

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En ce mois de janvier 1774, Nicolas Le Floch, le célèbre commissaire au Châtelet, est d’humeur sombre. Sa maîtresse, la belle et capricieuse Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable. Qui cherche à compromettre le protégé du roi et du lieutenant général Soutine ? Pour prouver son innocence et démêler les écheveaux de cette affaire qui met directement en péril la sûreté de l’Etat, Nicolas doit se cacher. Au service du Secret du roi, il découvrira les cruelles subtilités des complots de cour. Avec l’aide du fidèle inspecteur Bourdeau, tandis qu’entre Londres, Versailles et Paris les factions rivales s’affrontent, il devra déjouer bien des pièges. Après Le Fantôme de la rue Royale, c’est avec le même plaisir que nous retrouvons l’intrépide et talentueux Nicolas Le Floch dans une aventure sur fond de fin de règne, alors que la colère du peuple commence à gronder.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver N. LeFloch, un de mes personnages préférés des séries 10/18  » grands détectives », j’affectionne ces séries mais ne depasse jamais les 3 premiers tomes, impatiente d’en découvrir d’autre, sauf pour cette série car celui ci est le 4° tome.

Le personnage me plait car il est proche du roi, nous avons la chance de cotoyer Versaille, à ces cotés. L’ambiance est aussi très conviviale, nous retrouvons souvent Nicolas avec ses amis autour d’un table, où les mets n’ont aucun secret, pour le lecteur et de ce fait, l’invite à table, à écouter les conversations qui nous éclairent sur l’enquète qu’il mène.

Le meurtre qui ouvre cette histoire touche personnellement notre héros, sa maitresse est la malheureuse victime et Nicolas, le principal suspect. C’est grimé que Nicolas devra commencer son enquête. Les missions à l’étrangers et des obligations à la cour vont l’éloigner de l’affaire, qui suivra son cour, l’innocentant. Les derniers chapitres nous y ramène et nous éclaire.

Une page d’histoire nous est conté et c’est, en étant au premier plan que nous la revisitons, c’est plus qu’un roman policier ; le coté historique est très prenant et va se completer avec l’affaire qui nous interesse.

Encore un bon volume des aventures de N. Le Floch.

Lu dans le cadre de 2  challenges : 4/12 « Cold Winter » ; « lire sous la contrainte »



{20 décembre 2013}   Black Boy-Richard Wright

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– Qu’est-ce qu’il a en lui, papa ? demandai-je. – Un peu de blanc, un peu de rouge et un peu de noir. – Indien, blanc et nègre ? – Oui. – Alors qu’est-ce que je suis ? – Quand tu seras grand, on dira de toi que tu es un homme de couleur, répondit-elle. Ensuite, se tournant vers moi avec un sourire moqueur, elle demanda : – Vous n’y voyez pas d’inconvénient, Monsieur Wright ?

Peu de surprise dans ce livre, le titre nous en dit beaucoup, l’auteur nous parle de son enfance jusqu’à ces 16 ans, nous sommes en 1920/1925 à peu près ; l’Amérique est encore divisée en deux, concernant les noirs ; le sud et ses pratiques raciales que l’on connait, et le nord plus modéré mais aussi plus hypocrite.

Richard est né dans le Mississipi, il est intelligent, trop peu être, car très jeune, cela lui attire des ennuis avec son entourage ; sa famille est très pratiquante et rigoriste, lui ne s’intéresse pas à la religion ;  rejeté par sa famille, vivant dans la peur du Blanc et constamment tiraillé par la faim, il ne pense qu’à aller vivre au Nord où il espère une vie meilleur.

Cet autobiographie est agréable à lire, toutefois, j’aurai aimé qu’il relate plus les conditions sociales et raciales dont étaient victimes les noirs et moins de la dévotion religieuse de sa famille, certains de ces passages étaient un peu moins intéressant car trop répétitifs.

J’ai bien aimé cette lecture malgré des manquements dans mes attentes.

lu dans le cadre du challenge : Effet boule de neige »



{19 décembre 2013}   Zulu-Caryl Ferey

 

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Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…

Ce livre est très dur, avec des scènes très violentes, à déconseiller aux personnes sensibles. Mais très intéressant  à lire car derrière les histoires de meurtres, on regarde une Afrique du Sud qui veut sortir de l’Apartheid.

La couleur de peau des personnages est très importante, et j’avoue m’y perdre parfois, ce qui a faussé ma compréhension de certains passages. Dans un clan, comme dans l’autre (police et bas fond), la couleur ne donne pas les même droits, et le passé de ce pays ne facilite pas l’enquête. Il ne faut pas s’attendre à trouver un coupable, c’est plus compliqué de ça. Pour le lecteur, ce n’est pas toujours évident mais très enrichissant.

Le plus grande partie de l’histoire, alors qu’Ali et Epkeen enquêtent, n’est que découverte de cadavres et scènes des plus macabres. Personne n’est épargné, même la police en fait les frais , car elle ose s’aventurer dans des quartiers où la pauvreté et la misère entraînent ses occupants à survivre par tous les moyens.

C’est un roman policier qui nous fait voir le coté le plus hard de l’Afrique.

J’ai très envie d’aller voir le film.



{15 décembre 2013}   Un Pere Ideal-Paul Cleave

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Edward Hunter a tout fait pour faire oublier et oublier qu’il est le fils d’un sérial killer de prostituées actuellement en prison. Tout va bien jusqu’au jour où sa femme est retrouvée assassinée. Il décide alors de prendre conseil auprès de son père. Pourra-t-il faire autrement que de marcher sur ses traces ?

Ayant lu « un employé modèle », avant celui-ci, j’ai été étonnée pae le contenu du livre, je m’attendais à une histoire similaire.

Si au départ, j »ai été déçue, peu à peu, je suis rentrée dans l’histoire et j’ai fini par apprécier le personnage principal, Eddie : car l’histoire est originale, vu sous un autre angle.

Par contre, notre héros accumule les « bourdesé, j’ai jamais vu un meurtrier aussi maladroit, il est le roi des situations catastrophiques, il tue par accident alors qu’il vient perpétrer un meurtre, cela donne un coté plaisant et nouveau dans le genre policier.

Lu dans le cadre du challenge : « Cold Winter » 3°/12



{11 décembre 2013}   Traquées-Michael Robotham

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Joseph O’Loughlin, psychologue, tente de dissuader une femme nue en talons rouges se tenant sur le parapet du pont de Clifton de sauter. Après quelques mots et en larmes, celle-ci finit par se jeter dans le vide. Plus tard, sa fille rend visite à Joseph, et refuse d’admettre le suicide de sa mère, qui de plus avait le vertige…

C’est un  bon policier, dès le départ, le lecteur se sent impliqué  car il devine que ce n’est pas un suicide. Le personnage principal se retrouve là, par hazard, mais c’est tant mieux, car son don pour l’analyse psychologique va faire avancer l’enquète. Cela nous rassure car en parallèle, on sait que le meurtrier ( qui nous fait part de ses investigations, écrites en italique) prépare un nouveau meurtre.

Cette enquète est mené par un Psychologue, plutot que par la police, cela devient très à la mode dans les séries et livres policiers, j’aime beaucoup cette façon de les aborder : rechercher à comprendre avant d arréter à tout pris un suspect pour clore l’affaire.

Le meurtrier,  est très doué, on se demande comment il vont l’attraper, mais on devine l’erreur qu’à faite Joseph, j’ai très vite compris comment cela aller se dérouler, sans connaitre la fin, j’étais sûr du scenario final, c’est dommage, ca gache un peu la lecture. Mais ca reste un bon livre dans l’ensemble.

Lu dans le cadre du challenge :  » Que choisir dans sa PAL »



et cetera